• 1 heure de plus ou de moins?

    Pour le commun des mortels, dont moi, cette satanée nuit du 27 au 28 mars se verra amputée d'une heure de sommeil.

    Je dédie mon heure perdue à un travailleur qui, cette nuit, verra sa "journée" réduite d'une heure et l'approchera plus rapidement des bras de Morphée.

    J'invite chacun de vous à dédier votre heure perdue à un travailleur qui en dehors de cette nuit, se farcit des horaires lourds.

    J'invite les autres à dédicacer cette heure aux pauvres boulangers qui disposeront d'une heure de moins pour nous préparer des pains fumants et des viennoiseries délicieuses.

    Sur ce, je vais faire une sieste.

  • La faute aux pédés!

    Le massacre de Srebrenica, c'est la faute aux pédés (http://www.rtbf.be/info/node/198651)!

    Ben tient! C'est sûr, si la référence du docte général e.r. pour décrire un soldat est le commandant Sylvestre, les tapettes, à part pour les mouches, sont totalement inutiles tant ce sont des lopettes au combat. Forcément, si ce n'étaient ni les juifs, ni les arabes, ni les gitans, c'était la faute aux momosexuels (© Titeuf).

    Bon, pour me remettre des propos monumentalement crétins de cet e...é de John Shehaan, je vais rire un coup en regardant les guignols de l'info qui, eux, sont vraiment drôles (j'aime beaucoup le passage sur le "petit fusil interne" qui devrait particulièrement stimuler notre bon général, puis il y a le final, qui passe assez inaperçu... tendez l'oreille).

  • Avec ou sans l'impôt?

    Un trajet de bus

    Avec impôt : 1,30 €

    Sans impôt : 10 €

    Grâce à l'impôt, l'Etat finance les transports en commun Les impôts répondent au principe de solidarité et d'égalité. Mais l'impôt sur le revenu reste le plus équitable parce qu'il permet à chaque citoyen de contribuer selon ses moyens.

    Une année à l'université

    Avec impôt : 739 €

    Sans impôt : 8.739 €

    Grâce à l'impôt, l'Etat finance une partie des études supérieures et universitaires. De la maternelle au Master sans doubler une seule fois, le coût total des années d'études s'élèverait à 104.355 € si l'Etat n'intervenait pas.

    Une année dans le secondaire

    Avec impôt : gratuit

    Sans impôt : 6.000 €

    Grâce à l'impôt, l'Etat finance l'enseignement secondaire. Par mois, un ménage avec 2 revenus (3.000 € bruts en tout) et 2 enfants payera à l'Etat environ 1.000 € de taxes. En échange l'Etat lui offrira des services qu'on estime à 1.500 €. Qui y gagne ?

    Une année scolaire en primaire

    Avec impôt : gratuit

    Sans impôt : 3.387 €

    Grâce à l'impôt, l'enseignement est gratuit et accessible à tous les enfants. Si l'Etat diminue les impôts on peut s'attendre, en retour, à une diminution des services fournis à sa population. Dans un tel contexte, les inégalités s'accentueront, inévitablement.

    Une année scolaire en maternelle

    Avec impôt : gratuit

    Sans impôt : 2.500 €

    Grâce à l'impôt, l'enseignement est gratuit et accessible à tous les enfants. Si l'Etat diminue les impôts on peut s'attendre, en retour, à une diminution des services fournis à sa population. Dans un tel contexte, les inégalités s'accentueront, inévitablement.  

    Trois semaines de formation en langues

    Avec impôt : gratuit

    Sans impôt : 4.800 €

    Grâce à l'impôt, l'Etat finance des formations pour les demandeurs d'emploi. L'Etat finance également l'enseignement, les transports en commun, une partie des soins de santé, les tribunaux, le ramassage des déchets ménagers, les administrations, les aides aux entreprises, la culture, les routes, la police, des chaînes de radio et télévision, l'armée, les primes à la rénovation d'immeubles, les crèches ... C'est ce qu'on appelle les services publics.

    Une formation en informatique

    Avec impôt : gratuit

    Sans impôt : 13.500 €

    Grâce à l'impôt, l'Etat finance des formations pour les demandeurs d'emploi. L'Etat finance également l'enseignement, les transports en commun, une partie des soins de santé, les tribunaux, le ramassage des déchets ménagers, les administrations, les aides aux entreprises, la culture, les routes, la police, des chaînes de radio et télévision, l'armée, les primes à la rénovation d'immeubles, les crèches ... C'est ce qu'on appelle les services publics.

    Une campagne de la FGTB Liège-Huy-Waremme (http://www.fgtb-liege.be/

    vignette_167

  • Ca m'énerve!

    Aujourd'hui, je me suis gnégnénervé en pensant aux caprices de diva de certains, aux "yakas" plein de bons conseils qui n'en touchent pas une, aux motivations puantes et... pÛÛÛt... je m'arrête. Ca m'énerve!

  • Connais pas.

    Victoire de la musique 2010. La (très) jolie Olivia Ruiz a reçu son lot de lots, le pédant et insupportable Biolay itou. Puis la surprise. Izia? Connais pas. Wouaw!, sensation d'un mec qui arrive doucement à 40 ans qui découvre une jeune femme qui déménage la sono comme un docker balance la cargaison par dessus bord! Yess! Trop bon... Et avec un duo avec Iggy Pop, ça vous pose une rockeuse.

    Puis elle a du plomb pas rien que dans la guitare la p'tite dame!

  • Un sondage (très) tendancieux

    Article rédigé par Claude Javeau et paru sur le site du

    RAPPEL

    "A la une du Soir des 20 et 21 février derniers, un large titre, barrant la quasi-totalité de la page : « Le port du voile dérange moins de 10% des Belges ». Il s’agirait du principal enseignement d’un « sondage exclusif », commenté dans le sous-titre de la manière suivante : « Face au port des signes religieux, c’est la tolérance qui domine. Sauf pour la burqa, majoritairement rejetée ».

    Voyons cela de plus près. Et d’abord du point de vue technique. Sous trois tableaux statistiques résumant les résultats de l’enquête, p. 4, un très court texte rédigé en petits caractères nous apprend que l’officine spécialisée Dedicated Research a mené du 12 au 18 janvier 2010 un sondage auprès de 1.205 personnes, chiffre non justifié, censées constituer un échantillon « représentatif » de la population belge de 16 à 75 ans, interrogées par téléphone. La population de référence n’est pas celle qui est qualifiée de « belge », mais celle des personnes ayant accès à un téléphone, que l’on suppose être du type « fixe » ! En outre, je mets au défi quiconque de m’indiquer comment prouver qu’un interlocuteur, au téléphone, est d’une nationalité donnée et appartient à une tranche d’âge donnée. Les déclarations des répondants ne peuvent évidemment servir de garantie. Peut-être la distorsion est-elle faible, mais le risque existe, qui empêche d’attribuer à ce sondage, comme à bien d’autres, un label de scientificité.

    Le sondage a consisté en trois questions :

    1. êtes-vous dérangé … par le port de signes religieux distinctifs ? (question posée à tous les sondés)

    2. Affichez-vous des signes religieux distinctifs de votre religion ? (question posée à tous les sondés)

    3. Pourriez-vous me dire le(s)quel(s) vous dérangent ? (question posée aux seuls sondés se déclarant dérangés par certains signes distinctifs).

    Abordons une critique sémantique de ces questions. Tout d’abord, qu’est-ce qu’un « signe religieux distinctif » ? Le tableau reprenant les réponses à cette question ne propose aucune illustration de cette notion. Or, entre une petite croix ou une étoile de David pendant discrètement à un collier et une burqa, la variabilité est considérable. Il y a bien un item libellé « seulement certains signes distinctifs », mais sans aucune précision. Une kippa ou l’uniforme complet des Juifs ultra-croyants ? Un bandana en guise de voile ou un tchador ? Une croix au revers du veston, s’agissant d’un clerc catholique, ou une soutane ?

    En second lieu, que signifie « être dérangé » ? Il en est, dont je suis, que le port du foulard dit islamique ne « dérange » pas dans la rue, mais dérange s’il s’agit d’une agente des services publics ou d’une élève dans l’enseignement obligatoire. Aucune nuance de ce genre n’est proposée par le sondage. Du reste, on peut être « dérangé » par d’autres signes que religieux, comme certains insignes politiques portés de manière provocante : croix gammée ou épinglette avec le portrait de Mao, par exemple.

    Le dernier tableau reprend, pour les répondants s’étant déclarés « dérangés » (15% de l’échantillon, ce qui peut apparaître discutable), huit illustrations de « signes distinctifs », de la croix chrétienne à la burqa. Si la première n’est rejetée que par 2% de l’ensemble des répondants, la dernière l’est par 91%. Ce sont les personnes ayant déclaré ne professer aucune religion qui sont les plus hostiles à cet égard, avec 94% de leurs réponses. Notons que le niqab n’est rejeté que par 54% des répondants, et le hijab, par 24%. D’où la conclusion affichée de manière tonitruante par le quotidien : « le signe religieux dérange peu ». Est-il curieux de constater que c’est celui de ces signes qui est le moins souvent rencontré, en l’occurrence la burqa, qui est le plus rejeté ? Comme dans beaucoup d’enquêtes de ce genre, on a affaire à ce que les sociologues appellent des attentes normatives, sans doute couplées ici à une certaine dose d’ignorance.

    Qu’est-ce que Le Soir a voulu prouver avec ce sondage mal ficelé, tant du point de vue technique que du point de vue sémantique ? On ne s’étonnera pas de constater que le signataire de l’article traitant dudit sondage est Ricardo Gutierrez, qui s’est souvent signalé par des prises de position communautaristes et anti-laïques. Est-il vraiment certain, comme il l’écrit, qu’en Belgique « la tolérance domine » ? Se référant à une enquête réalisée en 2007 par le Centre de psychologie de la religion de l’u.c.l., dont les résultats étaient fort différents (plus de la moitié des Wallons et Bruxellois s’y déclaraient hostiles au port du foulard islamique), l’auteur de l’article, que cette contradiction n’a pas l’air d’émouvoir, affirme que le racisme est le « facteur prédictif le plus déterminant du rejet du foulard. Ce qui ne signifie évidemment pas que tous ceux qui s’opposent au port du foulard islamique sont racistes ». Soulignons que le sondage du Soir ne propose aucune évaluation de positions racistes éventuelles. Cela dit, remercions Ricardo Guttierrez, tous ceux et celles qui, comme moi, sont parfois dérangés par le port de signes religieux très distinctifs, ne sont pas, selon lui, nécessairement racistes. Ouf !"

    Claude Javeau