• Retour sur la crise et l'élection d'Obama

    A l'heure où les petites gens et les classes moyennes vont morfler au minimum 2 fois les conséquences d'un capitalisme une fois de plus nuisible (mais c'est un euphémisme), voici deux petites choses, l'une sérieuse, l'autre drôlement sérieuse.

    Pioché dans Le Monde du 5 août 2009: "La thèse selon laquelle la récession n'aurait pas eu lieu si les femmes avaient occupé plus de hauts postes dans les banques et les grands groupes fleurit dans la presse allemande, qui parle d'une "crise masculine". "Les femmes sont beaucoup plus prudentes que les hommes", affirme Petra Ledendecker, présidente de la Fédération des femmes chefs d'entreprises. Selon elle, les sociétés créées par les femmes sont souvent plus petites au départ, mais ont une plus grande chance de survie." Qui sait si la thèse est fondée...

    Drôlement sérieux ensuite, les Guignols!:

  • La liberté d'expression est un droit inaliénable. Soutenez-la!

    Le R.A.P.P.E.L. (réseau d'action pour la promotion d'un état laïque) a publié ce message sur son site (http://rappel.over-blog.net/). Il s'agit ici de défendre la liberté d'expression en signant électroniquement une pétition. Ce droit fondamental est mis en cause par des personnes qui supposent (et, in fine, doivent penser) qu'un point de vue différent du leur peut relever du racisme. Je trouve cela parfaitement insupportable et j'appuie sans réserve la démarche du R.A.P.P.E.L. Je vous invite à en faire de même.

    Le 7 juillet dernier, Alain Destexhe et Claude Demelenne publiaient dans le Soir une carte blanche intitulée « Voile : où sont les progressistes ? ». Suite à cela, plainte pour incitation à la haine religieuse a été déposée auprès du Centre pour l’égalité des chances par Abdelghani  Ben Moussa, coordinateur du groupe « Vigilance musulmane ».

     

    Nous déclarons haut et fort que nous sommes solidaires des deux auteurs de la carte blanche. Elle n’exprime rien d’autre qu’une inquiétude légitime, partagée par beaucoup de nos concitoyens – quelles que soient leurs convictions religieuses ou leurs origines – devant la montée en force d’un « cléricalisme moyenâgeux maquillé en progressisme d’opérette » et du communautarisme.

    Aujourd’hui, comme hier lors de l’affaire des caricatures danoises, c’est la liberté d’expression qui est en danger, prise en otage par ceux qui, drapés des habits de la tolérance et du respect, prétendent stigmatiser et museler quiconque a l’outrecuidance de penser autrement.

     

    Pour couper court à ces manœuvres d’intimidation, vous aussi, réagissez : signez et faites signer cette carte blanche en guise de solidarité avec Claude Demelenne et Alain Destexhe.

    Les noms des signataires (associations et particuliers) sont à envoyer à reseaulaicite@yahoo.fr.

     

    Voile : où sont les progressistes ?

    A priori, tout nous sépare. D’un côté, un parlementaire libéral. De l’autre, un journaliste de sensibilité socialiste. En pure logique manichéenne, jamais nous n’aurions dû cosigner cette carte blanche, puisque nous appartenons à des « camps » opposés. Tout nous sépare-t-il, vraiment ? Certainement pas l’engagement, qui devrait être commun à tous les démocrates, en faveur de l’émancipation des citoyens, de l’égalité hommes-femmes et de la neutralité de l’État. Nous partageons la même inquiétude parce que cet engagement subit des ratés de plus en plus fréquents. Une partie des démocrates le placent entre parenthèses. Sur la question du voile islamique et, plus largement, de l’immixtion croissante de cléricaux rétrogrades dans la sphère publique, leur position est ambiguë. Par naïveté, aveuglement ou électoralisme, certains progressistes autoproclamés – certaines « féministes » aussi – relaient les thèses des musulmans rigoristes cherchant à autoriser presque partout le port du voile islamique : à l’école, dans les entreprises, dans les administrations, au parlement…

    Le cas de Mahinur Özdemir (CDH), première parlementaire en Europe à siéger voilée, est révélateur de la dérive de certains « progressistes ». Cette élue voilée « peut être un modèle pour l’émancipation des femmes », a déclaré sans rire la députée écologiste, étiquetée très à gauche, Zoé Genot. Quel contresens ! Au-delà de cette déclaration abracadabrantesque, le moins que l’on puisse écrire est que la gauche et le centre gauche ne sont pas en première ligne pour défendre les conquêtes laïques et les droits des femmes, contestés par les partisans d’un islam rétrograde. Sur la scène politique, seuls quelques élus réformateurs défendent publiquement une position progressiste et appellent un chat un chat : l’apparition du voile dans une assemblée parlementaire constitue en soi une régression démocratique et un message désastreux envoyé aux femmes qui n’ont d’autre choix que de le porter. La Belgique apparaît aujourd’hui comme un laboratoire pour les militants islamistes. À l’aide de leurs compagnons de route, vrais ou faux naïfs « de gauche », ils pourront mettre un peu plus encore la pression sur les femmes musulmanes, sommées de donner des gages de « respectabilité » et de « pudeur » en portant le voile.

    Bien au-delà du cas Özdemir, nous voulons en revenir à l’essentiel, évacué par les partisans d’un relativisme culturel anti-humaniste. Quelle est la signification du voile ? L’essayiste d’origine iranienne Chahdortt Djavann en a fourni l’explication la plus limpide : « Le port du voile est l’emblème, le drapeau et la clé du système islamiste. C’est autour du voile qu’une société islamiste peut se créer. Le voile est le meilleur moyen de gagner du terrain pour les islamistes. Avec le voile, les femmes… sont les biens des hommes musulmans… Une fois mise sur le marché, la fille voilée ne peut être acquise que par un homme musulman. Voiler la femme, c’est donner à voir non seulement le marché du sexe, mais le système qui le sous-tend. “Voilà les femmes que nous avons et que vous n’aurez que si vous vous convertissez à l’islam” : ce message vient des islamistes et s’adresse à tous les hommes susceptibles de le recevoir, ne serait-ce que parce qu’ils circulent dans la rue ou prennent le métro. Le voile est le meilleur instrument du prosélytisme islamiste » (1). Partout dans le monde, des femmes musulmanes se battent pour sortir de ce système islamiste qui cherche à les maintenir dans un statut de sous-homme. « Beaucoup de femmes musulmanes, écrit le philosophe Abdennour Bidar, préfèrent un islam du cœur, de la vie privée, refusant un voile, même léger, qui demeurera toujours comme un instrument de “marquage” qui laisse sur elles l’empreinte d’un pouvoir subi de la part des hommes » (2). Ce sont ces femmes musulmanes, courageuses et souvent héroïques, que méprisent, chez nous, ceux qui multiplient les concessions aux musulmans rétrogrades. Nous ne pouvons nous taire lorsque les compagnons de route des islamistes traitent de « racistes » ou d’« islamophobes » les démocrates qui veulent bétonner les conquêtes laïques et défendre le droit de toutes les femmes. Ce terrorisme intellectuel est d’autant plus insupportable qu’il est souvent pratiqué par des militants dits « progressistes » qui, lors de la manifestation pro-palestinienne du 11 janvier dernier, dans les rues de Bruxelles, ont défilé aux côtés d’islamistes encensant le Hamas et le Hezbollah, appelant à la guerre sainte et hurlant des slogans antisémites. Les donneurs de leçons devraient, parfois, se regarder dans un miroir. Nous regrettons que tant de démocrates, socialistes, écologistes, humanistes, féministes, s’autocensurent face à la montée du cléricalisme musulman ultraconservateur. Nous espérons que leur silence sera bientôt rompu. Nous savons que dans tous les partis, de très nombreux élus ne supportent plus la chape de plomb imposée par les compagnons de route des islamistes. Nous savons qu’ils sont nombreux à déplorer, qu’à Bruxelles particulièrement, les mosquées et les imams conservateurs, interviennent de plus en plus vivement dans le débat politique. Au point qu’aujourd’hui, il est devenu malaisé, pour un candidat d’origine arabo-musulmane, d’être élu, à Bruxelles, sans certificat de « bon musulman ». Il suffit de passer au crible les élus (et les non-élus) d’origine arabo-musulmane de certains partis démocratiques bruxellois pour comprendre. C’est tout sauf un hasard si certains, défenseurs d’un islam pas vraiment éclairé, sont élus, et si d’autres, pas assez conformistes pour bénéficier du soutien des mosquées, restent en rade. Nous appelons à un débat au sein des assemblées parlementaires dès la rentrée. Nous appelons à un sursaut : démocrates de droite ou de gauche, cessons de faire l’autruche face au retour d’un cléricalisme moyenâgeux maquillé en progressisme d’opérette. Les droits de l’homme et surtout de la femme sont en jeu, appartenons tous au même camp.

    (1) Que pense Allah de l’Europe ? , éd. Gallimard, 2004. (2) Libération , 29 juin 2009.

    Claude Demelenne

    Alain Destexhe

     

    Le R.A.P.P.E.L. (Réseau d’Actions pour la Promotion d’un Etat Laïque)

    Chemsi Cheref-Khan

    Nadia Geerts

    Pierre Efratas

    Yvan Biefnot

    Sam Touzani

    Anne-Marie Roviello

    Jacques Lemaire

    Bahareh Dibadj

    André Nayer

    Jamila Si M’hammed

    Gisèle De Meur

    Pierre Van den Dungen

    Philipp Bekaert

    Elie Cogan

    Guy Haarscher

    Dominique Celis

  • R.I.P. Willy DeVille

    Ben mince, alors que j'écoutais les corazon de Willy, il s'en est allé à 55 balais. J'ai appris cette triste nouvelle en Bretagne, en lisant Libération qui a publié un beau papier sur le bonhomme. En prime, le journal propose d'écouter quelques morceaux choisis de la discographie de Willy DeVille. Voici le lien: http://www.liberation.fr/musique/06011143-mort-de-willy-deville-la-playlist-en-hommage

     ... Et encore un chouïa de cuivres et une fontaine d'orchestre mariachi pour une belle reprise de "Hey Joe"!