• "Si j'ai de quoi, affirmatif, et quoi d'autre, no comment"

    Gainsbourg pensait-il à Anne-Marie LIZIN en écrivant cette chanson?

    En attendant que la lumière soit faite dans ce dossier, mieux vaut en rire!

    LeKroll27-01-09

  • La DISCRIMINATION

    ... Ou comment rire aux larmes sur un sujet très sérieux. Un texte d'Irène KAUFER.

    Du bon usage de la discrimination

    Article paru dans POLITIQUE n°57 : décembre 2008

    « Miroir, mon beau miroir, de tous les êtres de la Terre, dis-moi lequel est le plus discriminé ? Le manager menacé de voir s’envoler son parachute doré ? Le gros actionnaire de la banque en déroute ? L’humain de sexe mâle craignant la fonte de ses avantages et privilèges comme facilités linguistiques au soleil de Linkebeek ? Ô mon beau miroir, dis-le moi, oui, dis-le moi, que de tous les peuples de la Gaule, je ne suis ni le plus brave, ni le plus malin, mais le plus discriminé !

    — Je suis comme toi : je ne supporte plus ce terme de « discrimination ». Désormais, des riches se prétendent discriminés par les pauvres, des patrons par les employés, des hommes par les femmes… Je propose de créer la palme d’or de la discrimination la plus grotesque, tiens.

    — Moi, je vote les yeux fermés pour Pieter Timmermans, le patron de la FEB, pour qui la remise en cause des parachutes dorés ne pourrait se faire qu’en parallèle d’une révision du préavis des employés, sinon ce serait une « discrimination » |1| ! Rendez-vous compte : avec vingt ans d’ancienneté, un employé a droit à une indemnité de 12 mois de salaire, soit quelque 30 000 euros pour un salaire moyen…

    — … et on le sait, entre 15 et 25% de moins pour les femmes…

    — … alors que, ces parachutes dorés limités, disons même à 12 mois, représenteraient, pour les patrons du Bel20, entre 1,3 million (Bekaert) et 3,1 millions d’euros (Agfa Gevaert) |2|, sans compter tous les avantages annexes ! Il fallait oser…

    — Pas mal, en effet… mais je ne lui donnerais qu’un accessit. La palme d’or, avec les félicitations du jury, moi je la décernerais à Dolor, l’association d’actionnaires qui dénonce le fait que l’État ne songe à compenser les pertes occasionnées par la chute de Fortis que pour les petits actionnaires. Parce que Dolor ne se contente pas d’employer le terme de « discrimination » envers les gros actionnaires, il y rajoute le panache, suggérant de porter l’affaire devant le Centre pour l’égalité des chances |3| ! Là, on frôle le sublime…

    — Moi, j’offrirais la palme à un événement plus modeste, mais plus pernicieux sans doute, parce qu’il provoque moins d’indignation. Je fais allusion à ce colloque, « Paroles d’hommes » |4|, soutenu par les pouvoirs publics, où on a pu entendre que désormais, les discriminations misogynes étaient remplacées par les « discriminations misandres ».

    — C’est vrai que les hommes sont dramatiquement sous-représentés dans les bas salaires et les titres-services…

    — … Et donc, qu’il fallait rétablir la balance par des mesures en faveur des hommes.

    — Un congé parental plus long et obligatoire ? Davantage d’hommes dans le secteur de la petite enfance ? Mais avec plaisir, messieurs : ce sont même des revendications féministes !

    — On dirait qu’être victime est devenu une marque d’honneur, une distinction, une médaille que tout le monde veut s’accrocher au revers… En oubliant qu’une discrimination, ce n’est pas simplement une différence, mais la conséquence d’un rapport entre dominants et dominés.

    |1| La Libre Belgique, 27 octobre 2008.

    |2| Selon les calculs d’Ecolo. (Voir http://web4.ecolo.be/spip.php ?article1009)

    |3| La Libre Belgique, 13 octobre 2008.

    |4| Congrès « Paroles d’hommes », les 17 et 18 octobre derniers à Bruxelles.

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  • Ma réponse aux fins réthoriciens du FN (ancien, nouveau ou éclaté)

    "Les enfants du village l'avaient senti pourtant;
    Les enfants pas très sages, n'en demandaient pas tant;
    Ils ont vu que la vie, n'était plus un cadeau;
    Et que le Père-Noël était un vrai salaud;

    Libérez les enfants, beauseigne;
    Certains n'ont pas dix ans, beauseigne;

    Qu'ils viennent d'Oradour ou bien de Ramalah;
    De la guerre du Kippour ou de Santa Barbara;
    Les enfants se ressemblent, mais ne se remplacent pas;
    Quand ils meurent en décembre, l'histoire se finit là;


    Libérez les enfants, beauseigne;
    Certains n'ont pas dix ans, beauseigne;
    Regardez les enfants, beauseigne;
    Certain n'ont pas dix ans, beauseigne."

    "Beauseigne", sur l'album "Tu vas pas mourir de rire" de Mickey 3D

    Beauseigne est une expression du patois de Saint-Etienne, qui signifie littéralement le pauvre, la pauvre, bichette.

  • De la compassion pour DELACROIX

    Ce soir, en attendant le métro à la station Schuman, un aveugle attendait sur le quai. Ben oui, c'était lui, le sordide saltimbanque qui se plait à pousser la chansonnette sur l'air de l' "eau vive". Vous savez, en vacances, sirotant paisiblement un verre avec des connaissances et se moquant honteusement du génocide commis par les nazis.

    Figurez-vous que de braves gens, plein de gentillesse, l'ont abordé pour lui proposer de l'aide quand le train est arrivé.

    Personnellement, pour éviter toute tentation funeste que la morale réprouve, je me suis éloigné.

    Comme quoi, il existe même des personnes qui ont de la compassion pour les ..., allez, je n'écrirai rien pour rester poli.

     

  • Couper les vivres au FN? Ce serait tellement logique!

    Lu sur le blog de Gregg le Rouge (http://le-drapeau-rouge.skynetblogs.be/):

    "Combattre la droite capitaliste par l'humour, la dérision et bien entendu l'ironie. Combattre l'extrême-droite sous toutes ses formes. Le "nouveau" fn attend dans l'ombre de fondre sur les restes d'un pays mis au tapis par ses problèmes communautaires. Les rapaces sont aux aguets. Ne les ratez pas. La lutte ne continue pas, elle ne fait que commencer. Hasta la Victoria Siempre!"

    Lu sur le site du Soir (http://www.lesoir.be/actualite/belgique/une-requete-pour-priver-le-fn-2009-01-05-678960.shtml):

    Une requête pour priver le FN de dotation

    HUGUES DORZEE

    lundi 05 janvier 2009, 12:51

    Le Front national sera-t-il privé de moyens pour sa campagne électorale ? Onze parlementaires fédéraux viennent de déposer une requête devant le Conseil d’Etat, visant à supprimer pendant un an le financement public du Front national (FN).

    Onze élus fédéraux ont déposé une requête pour suspendre le financement public du Front national pour « hostilité manifeste envers les droits et libertés garantis par la Convention européenne des droits de l’Homme ». Un dossier juridique bétonné de 45 pages.

    Le Front national sera-t-il privé de moyens pour sa campagne électorale ? C’est possible. Onze parlementaires fédéraux viennent de déposer une requête devant le Conseil d’Etat, visant à supprimer pendant un an (le maximum autorisé) le financement public du Front national (FN). Celle-ci s’appuie sur l’article 15 ter de la loi relative au financement des partis politiques du 4 juillet 1989. Sur base d’un document juridique très circonstancié (45 pages), les requérants demandent au Conseil d’Etat de priver le FN de sa dotation pour « pour hostilité manifeste envers les droits et libertés garantis par la Convention européenne des Droits de l’Homme ».

    En effet, la législation permet à un tiers des membres qui siègent à la commission mixte (Chambre et Sénat) de contrôle des dépenses électorales de demander la suppression, totale ou partielle, de la dotation d’un parti qui bafoue ouvertement les droits et les libertés garantis dans les textes internationaux.

    Cette requête a été signée par des élus appartenant à six partis démocratiques. Quatre francophones : le PS (Philippe Mahoux, Thierry Giet, Karine Lalieux) ; le MR (Christine Defraigne, Daniel Bacquelaine, Pierre-Yves Jeholet) ; le CDH (Francis Delperée) et Ecolo (Josy Dubié et Zoé Genot). Et deux flamands : le VLD (Nele Lijnen) et le SP.A (Renaat Landuyt). Le parti du Premier ministre (CD&V), ainsi que les autres partis de l’opposition, ne se sont pas joints à l’action. Une action qui vise l’asbl de financement du Front national (AFFN), actuellement en liquidation, ainsi que la NAFFN dont les statuts ont été déposés au « Moniteur » le 20 novembre 2007, mais qui n’a toujours pas été agréée par le ministère de l’Intérieur.

    Pour étayer leur demande, les requérants s’appuient sur « un grand nombre de faits d’indices concordants » démontrant que ce parti d’extrême droite ne respecte en rien les valeurs fondamentales de la démocratie. Elle couvre la période allant de 1989 (date d’entrée en vigueur de la loi) à aujourd’hui.

    Les faits les plus récents concernent évidemment les propos tenus par le député Cocriamont et le sénateur Delacroix, les deux seuls élus FN au fédéral. L’un s’était livré à un détournement de la chanson l’Eau vive de Guy Béart en raillant la Shoah. L’autre avait tenu un discours clairement révisionniste au cours d’un entretien reproduit dans le livre « Un an au Front national » (ed.Luc Pire).

    Mais la requête va plus loin. En reprenant toutes les publications imprimées, éditées ou mises en lignes du FN. Du site web aux tracts électoraux en passant les revues internes (Le Bastion, le National…). Par ailleurs, elle vise tout autant les membres du « clan Féret » (le fondateur du parti), que ceux du FN soi-disant « réformé » (Delacroix, Sessler, Pire, Petitjean…).

    « Ses élus distillent un message raciste et xénophobe (…), précise la requête. Qui plus est, ses principaux dirigeants affichent de manière récurrente leur sympathie, si ce n’est leur nostalgie, à l’égard du régime nazi. » (…) « Ils ne cessent de marteler ad nauseam l’idée que les membres de groupes identifiables, des étrangers et des allochtones (illégaux, personnes naturalisées, demandeurs d’asile, etc.) ne doivent pas bénéficier du statut d’égalité des droits dans la société et ne peuvent prétendre au même respect que les autres individus. Mieux, ils sont en général présentés sous un jour extrêmement défavorable (milieu criminogène, profiteurs, moeurs suspectes, fraudeurs etc) »

    Pour les 11 parlementaires, « ce type de discours est en effet de nature à susciter, au sein de la population, des sentiments de mépris et de rejet, voire de haine, à l’égard d’étrangers. ». Il demande donc au Conseil d’Etat de supprimer la dotation allouée au Front national pour une période d’un an « ou tout autre période ou montant à déterminer par le tribunal ».

  • dieudonné? Qui? Ah lui...

    Une fois de plus, ce pathétique bouffon de dieudonné a servi la soupe aux séides puants de l'extrême droite.

    "Peut-on rire de tout?" demandait Desproges, "oui, mais pas avec n'importe qui" poursuivait-il dans son rôle de procureur dans le "Tribunal des flagrants délires", lorsque le pen tenait le rôle du prévenu (texte complet en commentaire).

    Si vous n'avez pas encore pu constater l'indécence de cette prestation, vous la trouverez sans peine sur des sites proposant des vidéos.

    Je préfère pour ma part vous renvoyer à l'excellent article mis en ligne sur le site de RésistanceS: http://www.resistances.be/dieudonnefaurisson.html