• Quizz

    • Sarah Palin, dont le fondamentalisme religieux rivalise avec celui des talibans, croirait que les dinosaures et les hommes ont coexisté sur terre il y a 6.000 ans. Pense-t-elle que lorsqu'elle écrit à Mickey, ce dernier l'aime aussi ?

    • L'Etat belge qui ramait déjà pour dénicher 5.500.000.000 d'euros pour équilibrer son budget a injecté des milliards d'euros chez Fortis et chez Dexia. A quelle banque l'Etat belge a-t-il emprunté cette somme ?

    • Marc Moulin est décédé aujourd'hui à 66 ans. Qui nous gratifiera maintenant de telles observations au scalpel, d'un humour ravageur et cinglant et d'une musique tellement apaisante ?
  • Mais où se situe-t-il?

    Un auteur prolixe intervient en laissant beaucoup de commentaires sur des messages précédents. Afin d'essayer de cerner son profil dans la nébuleuse extrême droitesque en Belgique francophone, voici un plan. Le but du jeu, situer cet intervenant dans le schéma ci-dessous. 

    Extrême droite en Belgique

  • "IDEOLOGIE" = pas un gros mot

    JUREK KUCZKIEWICZ

    Ah ! Dieu, que les idéologies sont jolies !

    vendredi 26 septembre 2008, 06:49

    De même qu'après l'effondrement du bloc soviétique, le penseur Francis Fukuyama avait théorisé la fin de l'histoire, la mondialisation avait fini par nous habituer à l'idée d'une fin des idéologies. On ne s'y était du reste pas habitués seuls : les partis politiques y avaient largement contribué. (Ou s'en étaient-ils fait les reflets ?) La gauche social-démocrate – ou les démocrates aux Etats-Unis – avait fini par s'affilier, moyennant quelques réserves, au capitalisme. Quant aux droites, elles se sont approprié de nombreux thèmes sociétaux traditionnellement réservés à la gauche, tout en se décomplexant sur la droite, réinvestissant des thèmes sécuritaires un temps politiquement incorrects.

    On ne devrait jamais souhaiter des crises, notamment une crise économique majeure comme celle que le monde frôle actuellement. Mais puisqu'elle est là, la seule question étant de savoir si elle est seulement « majeure » ou « cataclysmique », autant souhaiter qu'elle produise quelques effets positifs.

    Dont un effet pédagogique : la crise financière illustre de façon spectaculaire et dramatique les effets de ce qui est bel et bien une idéologie, dont découle un mode de gouvernement bien spécifique. En l'occurrence, le libéralisme et le laisser-faire économique purs et durs.

    Etaient-ce les idéologies qui étaient passées de mode, ou était-ce seulement le fait de les appeler comme telles ? Les événements de Wall Street viennent de nous rappeler que non, le libéralisme effréné, ce n'est pas la même chose que la régulation par un Etat fort et intelligent – oui, on sait, ce n'est pas facile – qui n'est elle-même pas équivalente au socialisme.

    Il est temps de réhabiliter les idéologies : pas celles réduites aux formules desséchées et rabâchées à l'infini, auxquelles nous nous étions passivement condamnés. Mais les vraies idéologies, qui débouchent sur des projets politiques différenciés, assumés et aux effets tangibles. Les idées ne sont pas que des idées, et la confrontation d'idées n'est pas un sport de salon ou de bistrot, ni un pugilat abscons : c'est ce qui doit structurer le travail à l'amélioration du sort des hommes. Il faut oser y revenir sans complexes.

    http://www.lesoir.be/forum/editos/ah-dieu-que-les-ideologies-2008-09-26-642691.shtml

  • Se tromper de COLERE


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  • Surenchères

    Suite à mon dernier message à propos de Reynders et de ses méthodes, je vous propose la lecture d'un article de fond qui passe en revue divers concepts et discours au Kärcher, histoire de ne pas se lancer dans une période électorale sans avoir un peu réfléchi à son argumentaire.

    Voici un article paru dans POLITIQUE, une fois de plus intelligent, qui revient sur la dernière période riche en scrutins: celle qui se situe entre l'élection communale d'octobre 2006 et l'élection fédérale de juin 2007.

    Surenchères

    POLITIQUE

    Les élections communales auront servi de banc d’essai pour la campagne fédérale qui, de l’avis général, était déjà bien entamée. Échéance : le printemps 2007. Il reste six mois. préparons-nous au pire. Car les surenchères auxquelles on vient d’assister n’augurent rien de bon quant à la qualité du débat démocratique.

    Article paru dans POLITIQUE n°46 - octobre 2006, par Henri Goldman

    Dans un monde idéal, la politique n’est rien d’autre que la mise en forme indispensable de la délibération démocratique. C’est cette politique-là que nous aimons et à laquelle nous avons dédié cette revue. Mais une fois de plus, après la répétition générale à laquelle nous venons d’assister, nous serons déçus. L’ambiance actuelle n’a que peu à voir avec une confrontation digne de projets alternatifs. Non pas que ceux-ci aient disparu. On discerne bien, ça et là, en quoi les libéraux sont plutôt à droite, les socialistes et les Verts plutôt à gauche et le CDH partout à la fois. Mais ces démarcations utiles, légitimes, nécessaires pour structurer toute compréhension des enjeux, ont cédé la primauté à la prolifération de multiples surenchères où tout le monde dit la même chose tout en cherchant à discréditer ses concurrents qui l’auraient mal dit ou pas assez fort.

    Faisons l’inventaire.

    L’ennemi extérieur

    En politique, il est difficile de satisfaire tout le monde simultanément. On peut vouloir développer les services publics et diminuer les impôts, mais il est difficile de faire les deux en même temps. Comment ne mécontenter aucun segment de l’électorat et ratisser aussi large que possible ? Une vieille méthode éprouvée : l’ennemi extérieur. On est donc reparti dans cette antienne bien belge de l’affrontement communautaire. Dans le Landerneau francophone, c’est à qui se montrera le plus résolu face aux Flamands. Aucun risque de perdre une seule voix, puisque dans notre merveilleux fédéralisme, un Flamand est dans l’impossibilité de voter pour un francophone (sauf à Bruxelles-Hal-Vilvorde jusqu’à nouvel ordre), et réciproquement. Et nous voilà repartis dans l’engrenage bien connu du conflit ethnique où ce qu’on appelait dans le temps l’internationalisme passe pour de la mollesse et les postures de matamore pour de la virilité |1|.

    Bien sûr le contentieux communautaire ne repose pas sur du sable. Partout dans le monde, le développement inégal de régions jumelles provoque des tensions. Le drame de la Belgique est qu’il n’existe aucun dispositif pour favoriser des solutions de convergence. Et la surenchère finit par y emporter les esprits les plus équilibrés.

    Contre l’extrême droite

    L’extrême droite, c’est autre chose. L’ennemi n’est pas imaginaire, et il est parmi nous. Jamais la mobilisation démocratique n’aura été aussi générale. Émissions de télé, campagne de nombreux mouvements d’éducation permanente en Wallonie et à Bruxelles. C’est à qui se montrera le plus résolu parmi les croisés de la démocratie. L’utilité de ce branle-bas ? Très relative. Les concerts 0110 auxquels tout le monde devait se montrer ? Sympathiques, mais aucun impact sur les électeurs, suggère Édouard Delruelle |2|. En outre, le courage qu’il faut à un francophone pour défendre fermement le cordon sanitaire est très relatif, personne ne prenant au sérieux la menace d’un FN déliquescent qui est bien incapable de transformer en pouvoir de nuisance les voix qu’il récoltera. En Flandre, c’est évidemment différent... Bien sûr, la vigilance démocratique est indispensable. Il faut dénoncer sans faiblesse les recettes fallacieuses et démagogiques de l’extrême droite. Mais attention aux consensus superficiels. L’extrême droite se nourrit de turpitudes de la démocratie. celle-ci doit d’abord balayer devant sa porte. Souvent, la surenchère dans la dénonciation du péril brun sert de paravent à ses propres faiblesses. La réaffirmation incantatoire des grandes valeurs éternelles de la démocratie en danger n’est pas forcément la meilleurs manière de la défendre.

    L’obsession sécuritaire

    Ce paradoxe devient un classique : alors même qu’on dénonce l’extrême droite, on pille discrètement son fonds de commerce. On sait que la nouvelle sociologie du Vlaams B. le déporte de plus en plus vers une nouvelle classe de paysans et de petits entrepreneurs enrichis. Ce n’est plus seulement le prolétariat le plus frustre qui vote fasciste, ce sont les nouveaux rentiers de Schoten qui n’ont jamais vu un musulman dans leur quartier mais qui tremblent à l’idée qu’Al Quaïda pourrait venir griffer leur 4x4. Ceux-là ont imposé le thème de l’insécurité à l’agenda, et tout le monde a suivi, libéraux — qui lorgnent vers cet électorat — en tête. On se souvient de l’incroyable OPA réalisée sur le deuil des amis de Joe Van Holsbeek assassiné pour un MP3. Ceux-ci demandaient d’ouvrir un dialogue avec les jeunes délinquants. On leur a offert un nouveau tour de vis sécuritaire.

    Mais aujourd’hui, la « demande de sécurité » s’est emballée et s’auto-alimente en boucle, décollant complètement de l’expérience sensible de la population. Alors que l’espace public est devenu plus sûr, à lire certains dépliants électoraux, c’est comme si chacun vivait désormais dans la peur. Tolérance zéro ! Quadrillons l’espace public ! La surenchère, c’est à qui réclamera le plus de caméras et de policiers dans les rues et le plus de sévérité pour les petits délinquants qu’il s’agit de mettre en prison sans faiblesse. Des prisons déjà surpeuplées et pour lesquelles personne n’ose demander une rallonge budgétaire. Payer pour loger ces petites frappes ? Vous n’y pensez tout de même pas...

    La chasse à l’allochtone

    Évidemment, l’ouverture des listes aux Belges issus de l’immigration est une nécessité démocratique. On n’a que trop attendu. Ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement d’avoir une représentation politique à l’image de la mosaïque humaine qu’est devenue notre société, mais aussi de maintenir une représentation des classes populaires, qui sont de plus en plus largement métissées. Le nouveau prolétariat précaire est largement issu du Sud de la Méditerranée, et celui-là a besoin de se sentir représenté par des personnes issues de ses rangs. Il est heureux que, par fidélité à ses valeurs fondatrices, la gauche y soit particulièrement attentive.

    Mais le processus s’est accéléré depuis qu’une loi de 2000 a largement facilité l’accès à la nationalité. Chaque année, plusieurs dizaines de milliers d’étrangers deviennent belges et constituent une proie pour les partis qui cherchent à capter cet électorat providentiel en déshérence. Tout naturellement, ce sont les partis historiquement de masse — le PS et le CDH — qui font la course en tête.

    C’est à qui arrivera à quadriller de la manière la plus fine les populations que les uns et les autres se disputent. Il ne suffit plus d’avoir un Arabe ou un Turc de service, il faut désormais en présenter une panoplie complète pour couvrir tout le terrain dans ses moindres recoins.

    Pourtant, l’expérience récente le montre, il ne suffit pas d’ouvrir les listes. Il faut aussi — il faut d’abord — ouvrir les partis eux-mêmes et effectuer un patient travail de métissage culturel. Hier, faute d’y avoir accordé l’attention nécessaire, Écolo s’est vu abandonné par de nombreux nouveaux élus issus de l’immigration qui ne s’y sont jamais sentis chez eux. Demain, le racolage sans principe effectué par les autres partis leur annonce des réveils douloureux. Au-delà du cas controversé d’un candidat réputé « Loup gris » sur sa liste de Schaerbeek |3|, le PS a recruté à la pelle des candidats issus de l’immigration sans jamais mettre sérieusement à l’épreuve leurs convictions progressistes. Comme si c’était un détail accessoire, du moment qu’ils pouvaient rabattre vers le parti leur quota d’électeurs.

    La scandalite

    Bien sûr, la vague de révélations qui a fragilisé le PS wallon dont de nombreux mandataires ont eu tendance à confondre l’intérêt public avec leurs intérêts privés a été salutaire. Mais ces dernières semaines, c’est un véritable filon qu’on exploite dans toutes les directions. Chaque jour sort une nouvelle « affaire », qui finit généralement par se dégonfler. Faute de se distinguer par les programmes qui se ressemblent de plus en plus, on fouille dans les poubelles.

    Le glissement du débat politique vers une confrontation privilégiant l’honnêteté individuelle des mandataires est une véritable régression. Les premiers responsables sont évidemment ceux qui ont effectivement commis ce qu’on appelle par euphémisme des « indélicatesses ». Mais qu’il est difficile de résister à la surenchère qui rabaisse la politique à un concours de vertu.

    Il reste donc six mois pour changer de registre. Six mois pour défendre de vrais projets politiques entre lesquels les citoyens seront appelés à choisir. Six mois pour les convaincre que la politique est une discipline collective qui ennoblit le « vivre ensemble », pas une foire d’empoigne où tous les coups sont permis.

    9 octobre 2006

    |1| Pour casser cette spirale destructive, le groupe Pavia, qui regroupe des universitaires du Nord et du Sud, argumente de façon convaincante la création d’une circonscription nationale où serait élue une fraction des parlementaires. Dans une telle circonscription, des hommes politiques auraient enfin un intérêt électoral à proposer des solutions acceptables pour les uns et les autres. On souhaite bonne chance à cette proposition, qui pourrait être un antidote à la démagogie (http://www.paviagroup.be/)

    |2| « 0110 a ses vertus, mais ne convaincra aucun électeur du Vlaams Belang ou du FN », Le Soir, 3 octobre 2006.

    |3| Murat Denizli, 34e candidat sur la liste socialiste à Schaerbeek, a présidé jusqu’à une date récente l’Association culturelle turque qui regroupe les sympathisants du Parti d’action nationaliste (MHP, ultranationaliste, appelé couramment parti des Loups gris). Son élection au conseil communal, grâce à une campagne communautaire intense, aurait fragilisé la potentielle majorité olivier qui ne teanit qu’à une voix.

  • "Le PS, c'est l'état soviétique"

    C'est un expert qui le dit : Didier Reynders, Vice-premier ministre, Président du MR, Ministre des Réformes institutionnelles, candidat à tout (mayorat de Liège, Premier ministre, maintenant Ministre-président wallon), candidat unique à l'élection présidentielle du MR en 2004 (pour faire taire des querelles intestines entre des ténors de son parti -Kubla et Michel fils-), élu avec un score stalinien de plus de 90% (de mémoire), re-candidat unique à la présidence du MR en attendant de connaitre son score probablement très élevé, quoique... Au vu des derniers sondages, le Grand Timonier de l'Avenue des Eperons d'Or sera peut-être égratigné par ses coreligionnaires.

    Le plus récent est consultable sur le site de Vers l'Avenir et confirme celui du Soir du lundi 15 septembre 2008: la stratégie de l'agression et du mépris s'essouffle autant que le MR se (boit la) tasse, de +/- 6 à 7 %. A méditer, Maitre Reynders:

    http://www.actu24.be/GED/00160000/162700/162727.pdf

    http://www.actu24.be/article/belgique/mr__didier_a_tout_faux/191418.aspx

  • FEMINISME

    "Je ne suis pas pour la femme-objet, au contraire j'aime bien quand c'est moi qui ne bouge pas. "

    Pierre Desproges

  • SOROS

    Georges SOROS vient déclarer à propos de la crise financière qui va ruiner un paquet de petits épargnants: "Les marchés ne sont pas parfaits. Ceux qui disent qu'ils le sont, sont des intégristes financiers."

    Venant de ce type, cette déclaration vaut son pesant de livres sterling... Ou bien cela s'appelle cracher dans la soupe!

    Pour savoir de qui il s'agit, cliquez sur le lien suivant: http://fr.wikipedia.org/wiki/George_Soros

  • Lucidité

    Pourquoi s'ingénier à vouloir exprimer ce qui est déjà écrit avec tellement de justesse?

    Remarque 1 : avez-vous entendu que depuis le 11 septembre 2001, la bourse de New York ne s'était pas pris un aussi beau gadin? Celui-ci est même plus beau. Ben Ladden est vraiment un nain comparé au capitalisme débridé.

    Remarque 2 : L'Etat américain a refusé d'intervenir cette fois-ci. Le discours dominant ressassé par tous les "consultants" et les "experts" tend à dire qu'il est sain que les marchés financiers se purgent de leurs scories pour revenir à une situation nette, propice au rétablissement de la confiance nécessaire aux investissements. Derrière ce bel hygiénisme idéologique, les milliers d'emplois perdus sont bien cachés. En entendez-vous beaucoup parler?

    "Crise financière : Les limites de l’autorégulation

    mardi 16 septembre 2008, 07:12

    Depuis un an, le système financier mondial est plongé dans une crise de confiance inédite. Jusqu’alors, les banques planaient dans une douce euphorie. Lancées dans une course au gain complètement folle, elles alignaient les bénéfices records, distribuaient des bonus sans limite. Pendant des lunes, la planète finance s’est vendue à elle-même des produits financiers comme s’il s’agissait d’un jeu, comprenez sans tenir compte des risques encourus. On disait que les prix immobiliers ne cesseraient jamais de grimper, que les ménages, même ceux en difficultés financières, ne cesseraient jamais de rembourser leurs emprunts, même à des taux d’intérêt assassins. On allait toujours faire du chiffre et du bénéfice. Le drame du « subprime » est là, dans ce curieux mélange de naïveté et de mauvaise foi. Les marchés avaient oublié le risque, notion qui s’est violemment rappelée à eux.

    La confiance s’est évaporée, c’est la crise et tout fout le camp : les dollars par milliards, les emplois par milliers, la confiance, les points de croissance économique… La purge est enclenchée et plus personne aujourd’hui ne sait ni quand ni où elle finira. Un seul point met tout le monde d’accord, à ce stade : quel gâchis…

    Et dire qu’il s’en trouvera encore pour vanter l’efficacité du marché ! Ceux qui prétendent qu’offre et demande forment nécessairement un équilibre idéal, devraient pourtant en convenir avec nous : les marchés financiers sont incapables de s’autoréguler. Livrés à eux-mêmes, il ne leur faut que quelques années pour convertir une situation confortable en un véritable cauchemar aux effets dévastateurs.

    Le comble, c’est que les Bourses fuient comme la peste toute forme d’encadrement… mais n’en supplient pas moins les autorités publiques de leur venir en aide une fois que les choses ont mal tourné !

    On n’a sans doute pas fini de tirer les leçons de la grave crise financière actuelle, mais il y en a une qui s’impose d’ores et déjà : il est suicidaire de laisser les clefs de l’économie mondiale au capitalisme pur et dur. Seul, il va dans le mur, et nous emmène avec lui. Ose-t-on en parler ou fait-on semblant de rien jusqu’à la prochaine crise ?"

    http://www.lesoir.be/forum/editos/crise-financiere-les-limites-2008-09-16-638891.shtml

  • Laïcité positive ou bouffonnerie?

    Sarkozy, l'écho des mots, le creux des concepts. Qu'est-ce que ça veut dire cette soupe : "Une laïcité qui respecte (...) et non une laïcité qui exclut et qui dénonce" ?

    Qui respecte qui et comment? Qui exclut quoi? Qui dénonce que? Pour que qui quoi ?… Et concrètement, ces fadaises, elles se traduisent comment en termes d’organisation de l’espace public ?

    Encore un « respect » à deux sous qui vire au communautarisme niais et qui occulte des questions fondamentales du vivre ensemble.

    S’il nous refait le même coup qu’avec la diplomatie éthique et des droits de l’homme qui se résume, dans sa pratique, à lécher les bottes des puissants et botter le cul des plus petits que lui, c’est sûr, ça va être brillant la laïcité positive!

    Pour compléter ce charmant tableau, vivement qu’il nous fasse un numéro de duettiste avec l’autre allumée au rouge à lèvres, vous savez, la colistière du patron de la firme de surgelés pour la présidentielle américaine. Avec elle, c’est sûr, les Afghans n’ont qu’à bien se tenir. Malheur aux libres penseurs qui se trouveront entre les deux quand ils se taperont dessus !

  • Géométrie variable

    Quand les parangons du marché se ramassent à la pelle et que la puissance publique doit essuyer les plâtres, comment appelle-t-on cela?

    Pour ma part, j'appelle cela un marché de dupes où, une fois de plus, l'argent des contribuables éponge les pertes quand le privé a rafflé la mise. Honteux!

    Le Soir; PIERRE-HENRI THOMAS

    "Le libéralisme doit être à géométrie variable

    mardi 09 septembre 2008, 07:21

    Le gouvernement américain aura tout essayé, la douceur puis la fermeté, pour convaincre les acteurs privés de monter au front. Mais il a dû finalement se résoudre à aller au feu lui-même et à ouvrir ses caisses pour sauver deux des principaux acteurs du marché financier mondial, les agences hypothécaires Freddie Mac et Fannie Mae, qui ont apposé leur signature et donné leur garantie sur 5.200 milliards de dollars de crédits immobiliers.

    Il y avait certes urgence à ne pas provoquer l’effondrement de tout un pan de la falaise financière. L’encours des crédits garantis par Fannie Mae et Freddie Mac dépasse de quatre fois celui des «subprimes», ces crédits immobiliers à risque qui ont mis les marchés financiers à feu et à sang.

    Mais le fait que finalement, ce soit à nouveau l’Etat qui doive intervenir, et ce dans le pays qui se veut le chantre de l’économie libérale, pose évidemment des questions. Eh non : les marchés laissés à eux-mêmes ne réussissent pas toujours à allouer les ressources économiques au mieux.

    L’utilité économique de Freddie Mac et Fannie Mae n’est contestée par personne. Mais il s’agissait de sociétés cotées, cherchant avidement les sources de revenus, au mépris d’une bonne gestion des risques.

    La crise actuelle devrait donc au moins servir de leçon sur un point : la nécessité pour les régulateurs financiers d’agir de manière préventive.

    La stratégie classique des banques centrales – relever les taux d’intérêt quand cela va bien pour refroidir la machine, les baisser quand cela va mal pour redonner un coup de fouet à l’économie – ne suffit plus. Les dérapages actuels sont nés du fait que les taux d’intérêt, réduits pour aider l’économie mondiale à se remettre du krach internet, sont restés bas trop longtemps : l’argent n’était pas cher à emprunter, et cela a encouragé les prises de risque inconsidérées. Il est temps, aujourd’hui, de demander aux régulateurs de faire de la prévention en scrutant, par exemple, une série d’indicateurs. Comme, par exemple, le montant des crédits octroyés aux ménages et aux sociétés. Un gendarme ne peut pas se contenter de ramasser les blessés au bord de la route. Il doit aussi contrôler la vitesse."

    http://www.lesoir.be/forum/editos/le-liberalisme-doit-etre-a-2008-09-09-636440.shtml

  • Ce n'est qu'un début etc.

     

    De Bourgeois à Genval jusqu'au moindre petit patelin de la Province de Luxembourg (salut papa et maman !), La Poste supprime des guichets et des boites aux lettres dans les quartiers. Ces services à la population, faut-il le souligner, ont été rendus lorsque cette entreprise était publique, un service public quoi! Depuis que son capital s'est ouvert au privé et qu'elle est rentrée dans une logique marchande, le sacro-saint profit et la rentabilité donnent le "la".

    ... Et les municipalistes de droite de s'insurger vivement contre la fermeture de guichets et des boites aux lettres "non rentables" sur le ton indigné du "et le service à la population ?" Ces derniers n'ont-ils pas remarqué que cela se passait toujours ainsi?

    Il me sera rétorqué vivement: "C'est ça, voilà le socialo avec son credo sur le service public. C'est vite oublier la gestion calamiteuse et le je-m'en-foutisme-du-personnel-fonctionnaire qui aura quand même son salaire à la fin du mois... Et ce sont nos impôts qui les paient en plus!"

    Bien sûr, estimer qu'une "bonne gestion" n'est qu'une gestion de type entreprise privée qui doit faire du profit rend impossible toute discussion. Et comme actuellement, la pensée unique ramène la notion de gestion rigoureuse à celles de réduction des coûts et de bénéfices sans même qu'il soit jugé utile de l'expliciter ("tu vois ce que je veux dire!"), vouloir évoquer autre chose est très difficile.

    Par exemple, une gestion rigoureuse d'un service public dont l'objectif est d'offrir des prestations de qualité à la population, grâce à un personnel motivé parce qu'il adhère à des valeurs d'un vivre ensemble harmonieux et sans gaspillage des ressources. Un service public qui trouverait ses moyens dans l'impôt justement prélevé en fonction des revenus de chacun pour le prémunir de toute tentation de "faire du chiffre" au dépend de la qualité du service. Les deux, de surcroît, ne sont pas incompatibles. Dans un Carrefour emploi formation, par exemple, il faut bien entendu justifier son existence en recevant un certain nombre de personnes en recherche d'emploi ou de réorientation professionnelle, mais il s'agit également d'assurer une réflexion complète pour que le travail d'orientation vers une filière de formation soit pertinent par rapport à un projet et aux possibilités du candidat.

    C'est comme le service "Titres-services" au sein du CPAS de Rixensart, outre les erreurs de gestion du passé (cf. des engagements réalisés au niveau "D" plutôt que "E") que l'équipe actuelle rectifie tant bien que mal, on peut s'interroger sur la pertinence de l'existence d'un service comme celui-là au sein d'un CPAS. Pour moi, cela se justifie pleinement: un centre public d'ACTION SOCIALE a pour objectif d'assurer des prestations qui garantissent le minimum vital à la population fragilisée, mais aussi (et pour moi, surtout) de mettre en place une dynamique permettant à des personnes que la vie n'a pas épargnées (PERSONNE ne va au CPAS le cœur léger) de se doter d'un projet, de remettre le pied dans une logique positive. Est-ce pour autant qu'il faut "faire du social" dans la relation de travail? Non bien entendu, mais il s'agit de concilier exigence professionnelle (des résultats sont attendus) et profil du travailleur (même les publics fragilisés ont le droit et sont capables de travailler). Pour les inconditionnels de l'économie de marché, il s'agit d'un truc que l'on appelle l'ECONOMIE SOCIALE.

    Bon, revenons à nos moutons: sauvons La Poste, cliquez ci-dessous, merci pour nous, vous, ils:

    sauvonslaposte5-2

     

  • Le Wallon s'intègre

    Encore une image amusante (transmise par une camarade) qui tourne en dérision un sujet pourtant inquiétant. Merci à l'artiste que je ne connais pas.