• MOSQUITO à RIXENSART

    En Brabant wallon, seule la commune de La Hulpe a déjà interdit le système d'ultrasons qui fait fuir les jeunes. Rixensart devrait suivre mercredi prochain.

    Le Mosquito, c'est ce diffuseur d'ultrasons qui ne sont entendus que par les adolescents. Punis par leur ouïe fine, les jeunes sont incommodés (agressés) par les ultrasons stridents du Mosquito, arme absolue contre les rassemblements de jeunes, qu'ils soient dérangeants ou non. Mais la méthode dérange, elle. Ses détracteurs la définissent comme une atteinte aux libertés fondamentales et dénoncent la discrimination dont sont victimes les jeunes.

    Le ministre de la Jeunesse (et de l'Enseignement de Promotion sociale) à la Communauté française Marc Tarabella (PS)* ne veut en tout cas plus en entendre parler. Mais il ne peut pas les interdire. Il s'est donc tourné vers les communes, leur demandant d'adopter des règlements interdisant le Mosquito.

    En Brabant wallon, aucune commune ne l'avait déjà interdit. LaHulpe vient de le faire lors du conseil communal de lundi dernier. «Il s'agit ici de faire un geste symbolique et de marquer le coup. Car une commune qui accepterait l'usage du Mosquito serait manifestement et résolument anti-jeunes» a indiqué l'échevine de la Jeunesse Josiane Fransen.

    Aucune commune n'a eu connaissance de l'installation d'un de ces appareils sur son territoire. Il n'empêche: certaines préféreront prendre les devants. Après La Hulpe, ce sera le cas aussi de Rixensart qui votera l'interdiction du Mosquito lors du conseil communal de mercredi prochain. «Ce n'est pas en chassant les jeunes qu'on va les aider, lance Grégory Verté, qui est échevin de la Jeunesse à Rixensart mais aussi psychologue. À Rixensart, nous avons mis en place, à travers le service D'Clic, toute une série d'initiatives qui visent à encadrer et à accompagner les jeunes. Il faut renforcer les actions de prévention et d'accompagnement. Mais ce n'est absolument pas avec le Mosquito qu'on va améliorer la situation.»

    Dans les mois qui viennent, d'autres communes du Brabant wallon suivre l'exemple montré chez nous par La Hulpe et Rixensart. D'autant que le Mosquito n'a pas vraiment la cote dans le monde politique. Que du contraire.

    Xavier ATTOUT & Arnaud HUPPERTZ

    http://www.votrejournal.be/article/regions/provincebrabantwallon/infosbw/mosquito_honni_mais_rarement_interdit/148710.aspx

  • Les fachos à la poubelle!

    lutter contre l'extrême droite


  • PUSILLANIME

    Le Petit Robert, Edition 2002, page 2122 : " Pusillanime : [...] qui manque d'audace, craint le risque, les responsabilités. => craintif, faible, frileux, timoré. "Comme tous les esprits pusillanimes, il ne se préoccupa que de rejeter sur d'autres la responsabilité de ses actions" (Mérimée). Contr. Audacieux, courageux, entreprenant."

    Quelle que soit la raison, bonne ou mauvaise, lorsqu'on annonce une mesure, au minimum, on s'y tient ou on réfléchit à deux fois avant de proposer un texte, surtout lorsqu'il s'agit d'éthique en politique, domaine qui en a tant besoin. Quelle belle occasion gâchée!

    Des députés wallons pas très éthiques

    HUGUES DANZE

    mercredi 14 mai 2008, 07:06

    LE DÉCRET COURARD doit être voté d'ici au 20 juin. Pour l'éviter, les députés wallons font lanterner le ministre.
    L'édito de Hugues Danze : Les députés wallons, des parvenus qui s'ignorent

    Retournons, une fois de plus, le couteau dans la plaie. Septembre 2005. Le scandale de la Carolo éclate, qui met en lumière les comportements inacceptables d'une série de mandataires socialistes. Au PS, Elio Di Rupo parle de « parvenus ». Au CDH, Joëlle Milquet annonce une « tornade éthique. » Sur les bancs du parlement wallon, majorité et opposition se drapent dans la même indignation. Les députés accordent à Philippe Courard (PS), ministre en charge des Pouvoirs locaux, des « pouvoirs spéciaux » pour rédiger sa proposition de décret. Objet ? Le contrôle des mandats locaux, des mandats dérivés (administrateur d'intercommunales, de sociétés de logement, d'ASBL…) et des avantages en nature (voiture de fonction, GSM). C'est l'euphorie.

    Trois ans plus tard, on déchante. Au sein du bureau du parlement (où siègent PS, CDH et MR), soit dans la discrétion la plus absolue (Ecolo n'y est pas représenté), ces mêmes députés remuent désormais ciel et terre… pour éviter que les arrêtés d'application du décret Courard soient votés avant le 20 juin, date à laquelle prennent fin ces « pouvoirs spéciaux » qui ont été conférés au ministre. Le Soir a en effet pris connaissance d'une très éclairante lettre envoyée par Jean Bourtembourg, éminent juriste, à José Happart (PS), président du parlement wallon. Dans cette lettre, datée du 28 avril, que tous les chefs de groupe (y compris Ecolo, donc) ont reçue, on découvre que le bureau du parlement souhaite « pouvoir disposer d'une étude juridique relative aux éventuelles implications des dispositions de ces deux arrêtés sur le statut des députés wallons. » La réponse du juriste est limpide : « Le mandat de député wallon correspond. » Puis plus loin encore, on lit ceci : « Vous m'indiquez que les membres du bureau souhaiteraient plus particulièrement savoir si l'habilitation donnée au gouvernement (…) l'autorise à prendre des dispositions qui pourraient avoir des conséquences sur le statut des parlementaires déjà réglé par la loi spéciale du 8 août 1980.»

    On peut difficilement être plus clair sur les intentions juridiques et politiques des députés wallons. D'autant qu'ils ont demandé à Bourtembourg de poursuivre son analyse. Etonnant, voire schizophrénique, car après avoir véritablement bousculé Courard en lui réclamant son texte, voici que les cols blancs du parlement souhaitent éviter qu'il leur soit applicable. Et ce, sous prétexte que « cette question est déjà réglée par la loi spéciale du 8 août 1980. » On croit rêver !

    Comment expliquer ce grand écart politique ?

    D'une part, parce que pour les parlementaires régionaux, comme fédéraux (ils sont, eux aussi, souvent député ou bourgmestre et donc concernés), ce texte débouchera sur l'impossibilité de cumuler les mandats, et donc sur une diminution nette de leur influence politique. D'autre part, parce qu'ils risquent d'importantes pertes financières. Rappelons que le montant total des revenus d'un mandataire local ne peut dépasser une fois et demie l'indemnité d'un parlementaire (soit 6.400 euros brut par mois).

    Plus fondamentalement encore, cette fronde parlementaire s'explique par le fait, on l'a dit, que les mandataires devront désormais déclarer non seulement leurs mandats publics et privés mais aussi, et c'est là un élément neuf par rapport à la loi fédérale, le montant de leur rémunération. Ils devront aussi, autre élément neuf, déclarer leurs avantages en nature. Enfin, et c'est peut-être là, la raison principale de leur courroux, ils seront contrôlés par la future Cour des comptes wallonne. Et plus par le bureau du parlement où l'on réglait, finalement, les choses entre soi.

    Sans oublier qu'en cas de dépassement ou de fausse déclaration, des sanctions sont prévues, qui vont du remboursement des montants indûment perçus à l'inéligibilité pour une période de six ans, en passant par la déchéance de tous les mandats,

    Qu'en disent les principaux intéressés ? Guère plus qu'un voleur qui se fait piquer la main dans le sac : « Il n'est pas logique que les députés wallons soient doublement contrôlés », nous dit cet élu de la majorité. « Le décret wallon de Courard impose des définitions (mandats privés, mandats dérivés…) qui élargissent le champ d'application de la loi fédérale », nous dit cet autre, qui s'enfermera ensuite dans le mutisme le plus complet.

    Philippe Courard, lui, reste très prudent. Au cabinet du ministre, on se contente de dire que « le gouvernement a entendu la demande pressante des citoyens wallons d'organiser un système fiable et totalement transparent du contrôle des mandats politiques. Un texte a été remis qui va dans ce sens. Il se trouve sur la table du parlement wallon, qui est appelé à se prononcer. »

    Vous avez dit « grand malaise éthique » ?

    http://www.lesoir.be/actualite/belgique/wallonie-ils-consultent-pour-2008-05-14-598077.shtml

  • Une pédagogie de l'impôt, enfin!

    Alors que l'on entend partout, vieille antienne, qu'il faut être solidaire, il est tellement rare d'avoir une campagne tournée vers le grand public, accessible, claire et non réductrice.

    La solidarité, c'est du concret, elle a un prix, celui de la redistribution des richesses suite à la perception d'un impôt selon une logique de progressivité.

    Bien entendu, il convient d'alléger l'impôt sur les bas et moyens revenus, des ajustements sont nécessaires et un financement alternatif de la sécu est à prévoir, mais jusqu'à preuve du contraire, aucun système ne préserve mieux de la précarité... Même s'il y a toujours trop de personnes fragilisées.

    CLIC!

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  • C'est beau quand ça sonne clair!

    Gregor Chapelle , militant, échevin à Forest,

    Monique Discalcius , militante, journaliste honoraire,

    Robert Falony , militant, journaliste honoraire,

    François Martou , militant, professeur émérite à l’UCL, ex-président du MOC,

    Michel Overloop , militant

    Premier Mai : faire front contre le libéralisme économique

    La crise financière déclenchée en août 2007 est peut-être cette fois plus qu’une crise cyclique. Cela rend dérisoires les appels adressés périodiquement à la gauche par les bons apôtres du libéralisme, une gauche qui devrait se « moderniser » et abandonner ses « vieux principes », ses valeurs et ses « bagages idéologiques ».

    Pendant ce temps, seule l’intervention massive des banques centrales a sauvé le système bancaire privé d’une panique généralisée, dans un contexte de spéculation insensée, qu’illustre, après tant d’autres, le scandale de la Société Générale. Des « fonds souverains » étatiques entrent dans le jeu.

    Assistons-nous à autre chose qu’à une des formes sophistiquées de la socialisation des pertes ? La récession vient-elle ?

    Dans l’opération « Artisans du progrès » lancée par le PS, un groupe s’est assigné pour thème : « Quelle gauche pour le vingt et unième siècle ? »

    C’est précisément la question centrale. Les clubs permanents de réflexion que les signataires souhaitent initier, dans un esprit dépourvu de sectarisme, peuvent alimenter ce débat, et jeter un pont entre « l’utopie » et la réalité de ce monde-casino.

    La gauche politique doit retrouver sa boussole : une expression autonome, une pédagogie propre, et ce, qu’elle soit engagée ou non dans une participation gouvernementale.

    Articuler des valeurs telles qu’égalité et solidarité avec le réel d’un capitalisme sauvage, tel est le défi.

    « L’économie sociale de marché » a été un leurre. Le marché n’est pas social. La voie à suivre par la gauche n’est pas celle de Blair et de Schröder.

    En Allemagne d’ailleurs, le SPD réhabilite la notion de « socialisme démocratique ».

    Face aux nouveaux défis, comme la dégradation climatique, comme l’aggravation des inégalités, la social-démocratie, qui répartissait plus justement les fruits de la croissance, a atteint ses limites et livré des batailles d’arrière-garde. On ne pouvait casser le monopole des services publics sans les livrer aux lois de la jungle du marché, et donc sans les dénaturer. On ne peut « faire du social » sans prise sur l’économie. Et c’est précisément la dictature opaque des marchés, et celle des technostructures à leur service, hors du champ de la démocratie nationale et hors de portée du monde politique, qui nourrit le découragement et l’apathie du plus grand nombre, le repli universel « tribal » sur l’identité, la « communauté », les utopies réactionnaires. Cela peut ouvrir un boulevard à la droite extrême.

    Il faut remettre l’économie politique au centre du débat politique, car l’économie, au contraire de ce que veulent nous faire croire les libéraux, n’est pas une science exacte avec des lois naturelles…

    Les trous noirs de la haute finance, la liberté d’action des fonds spéculatifs, le libre jeu des OPA, l’indépendance des banquiers centraux, l’existence des paradis fiscaux, les profits à deux chiffres, l’inégalité indécente des rémunérations, rien de tout cela n’est tabou.

    La crise financière actuelle ne se réglera pas avec de petites mesures de régulation timidement avancées par l’un ou l’autre chef d’État, tétanisé par l’accusation de dirigisme.

    La gauche doit aussi régler ses comptes avec l’Histoire : les tragiques expériences de l’URSS et de la Chine, entreprises dans les pires conditions et dans des sociétés arriérées, ce n’était pas le socialisme ! Ce n’est pas par hasard si elles ont fini par virer vers le capitalisme sauvage.

    L’apparition du mouvement altermondialiste à la fin des années nonante a été la juste réplique à la mondialisation par l’argent. Mais cette internationale a aussi besoin de s’articuler sur la gauche historique.

    Un autre monde est possible, radicalement autre.

    Entre la réalité et l’utopie, il y aura toujours place pour l’espérance et la volonté !

    http://www.lesoir.be/forum/cartes_blanches/carte-blanche-premier-mai-2008-04-30-595315.shtml