• A chacun sa crotte sous la godasse

    Ces derniers temps, je m’interroge. Non, pas sur la motivation de mon  implication en politique qui reste intacte, le militantisme de base a l’avantage de ne pas créer de dépendance.

    J’entends partout que les politiques devraient être plus proches du citoyen, que les « pouvoiristes » du PS sont là alors qu’ils ont pris une claque, qu’Arena la gaffeuse a été recasée, que…, que… Je me demande parfois si « les gens », vous, moi, eux, nous finalement, réfléchissons vraiment à ce que nous attendons de la politique, mais aussi à ce qui se passe sous nos yeux (les siens, les leurs, etc.)

    Voici une petite réflexion énervée et perplexe qui prend parfois l’allure d’un coup de gueule. Ce n’est qu’un point de vue.

    Qu’attend-on des politiques ? Si je ne m’abuse, on attend d’abord d’eux qu’ils aient des idéaux, qu’ils aient envie de changer le monde. Chacun, en fonction de ses opinons, choisit ses représentants et/ou son parti préféré. Ensuite, on attend des politiques qu’ils mettent en œuvre la politique annoncée avant les élections, de sorte que l’on puisse juger de la réalisation de leur programme en fin de législature.

    Je pense que jusqu’ici, personne ne me contredira. 

    Curieusement, la paresse citoyenne prompte à se réfugier derrière les sempiternels « tous les mêmes », poussent bon nombre d’électeurs (moi y compris) à se délecter des combats des chefs et des bons mots. Aaah, la compet’, rien de tel pour se motiver. De ce point de vue, le système majoritaire est, il est vrai, beaucoup plus palpitant que le système proportionnel.

    Mais attention, point trop n’en faut. Le public se lasse des passes d’armes qui, de joutes palpitantes, deviennent querelles stériles. Le public demande alors qu’ « ils » (eux, les politiques) s’occupent un peu des « vrais problèmes » plutôt que « de se chamailler pour avoir le plus de postes possibles. » Je me dis que ce serait le moment, ce serait l’instant propice pour que le peuple éduqué, enfin lassé des chamailleries, s’instruise en lisant les programmes des acteurs et les jugent réellement à l’aune de leurs engagements. Ben, non. Surfer sur des sites d’actualité et lire les interventions d’un paquet de citoyens très sûrs de leurs opinions me plonge encore plus profondément dans la perplexité.

    A propos de mon parti, quoi qu’en disent certains, il n’a pas cherché à remonter au fédéral. Je pense que la façon la plus juste de dire les choses est la suivante : le PS n’a pas craché dans la soupe quand l’occasion se présentait, la vocation d’un parti est d’être au pouvoir pour mettre en œuvre son programme.

    Mon point de vue sur cette participation ? Perplexe aussi. D’un côté je suis content que le PS y soit parce que, c’est quasi physique, cela m’aurait tordu le ventre de voir une majorité de droite au pouvoir (mais c’est ça la démocratie et c’est bien ainsi) ; d’un autre côté, j’aurais souhaité que le parti se recentre sur lui, sur son projet pour qu’il puisse redonner l’envie de faire rêver au monde qu’il pense être le meilleur. De ce point de vue, l’opposition offre un gros avantage, c’est plus simple d’avancer des idées (voir Ecolo) ; être aux affaires c’est difficile, c’est imposer des limites au rêve… Et 20 de combats opiniâtres qui apportent un réel mieux être à la population (4,5% de refinancement de la Sécu entre autres), visiblement, cela ne porte plus le rêve assez haut. Et pourtant… 

    Redisons-le, si le PS a été rappelé (c’est ainsi !), c’est parce qu’un parti croupion et flamingant a réussi à planter l’orange bleue à coup d’exigences disproportionnées. Les vainqueurs des élections peuvent le tourner dans tous les sens, y compris braquer la lumière sur le « cartel » PS-cdH, c’est juste un contre feu qui détourne d’un échec qui a mûri durant plusieurs mois. La droite belge pouvait être au pouvoir, les résultats électoraux (malgré le crash de l’Open VLD et le tassement du MR) étaient pour elle, elle a échoué, point.

    Arena ? C’est vrai, c’est comme si elle avait marché exprès dans une crotte de chien et elle n’a pas décollé de sa semelle : la douche. Pour le reste, et j’en reviens à la réalisation d’un programme annoncé, le Contrat pour l’école est mis en œuvre à 80%. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Pierre Bouillon dans Le Soir du mardi 25 mars 2008. Même les syndicats, toujours prompts à sortir les drapeaux et les œufs, déclarent que « c’est la première fois depuis les années 70, et le rénové, qu’un ministre dépose un grand projet et celui-ci est porteur de perspectives progressistes fortes – comme la lutte contre l’homogénéité des écoles » (Prosper Boulangé, CSC-Enseignement), ou encore « Mon bilan d’Arena est globalement positif. Depuis 20 ans, c’est la première à avoir construit quelque chose » (Michel Vrancken, CGSP-Enseignement). Des convictions ? Arena en a, trop peut-être, Prosper Boulangé : « Marie Arena n’a pas toujours mesuré l’écart entre l’idéal et le possible. » Est-ce pendable ? Ministre ne veut pas dire invincible !

    Je persiste. Qui a mesuré l’ampleur du travail réalisé ? La douche ! Qui a (re)lu le Contrat pour l’école pour constater la rigueur dans sa mise en œuvre ? Le latin ! Qui s’est demandé combien de millions ont (enfin) été réinvestis dans l’école ? Files d’attentes ! 

    L’impatience « des gens », sacré vice, fait oublier que le Contrat pour l’école est basé sur une perspective à moyen et long termes : renforcer l'enseignement fondamental pour que les cercles concentriques irradient de plus en plus loin à partir de ce point essentiel qu’est la formation de nos tout petits. Mais cela n’est pas palpable immédiatement, comme quelques dizaines d’euros en plus sur son compte en banque en fin de mois. Alors…, alors…

    A chacun sa crotte sous la godasse.
  • NPNS

    Devenez membre, la laïcité, la mixité et l'égalité s'en porteront d'autant mieux!

    NPNS

     

  • L'ENSEIGNEMENT DE LA NOUVELLE CHANCE

    L’Enseignement supérieur de Promotion sociale s’intègre à l’espace européen de Bologne
    Le Gouvernement de la Communauté française a examiné ce vendredi l’avant-projet de décret proposé par le Ministre de l’Enseignement de Promotion sociale, Marc Tarabella relatif à l’intégration de cet enseignement dans l’espace européen de Bologne.
    Quelques données
    Il faut rappeler que cet enseignement concerne en Communauté française 165 établissements et 170 000 étudiants dont 30% dans l’Enseignement supérieur. C’est un enseignement de proximité, au service des travailleurs, des demandeurs d’emploi, de l’insertion socioprofessionnelle et de l’émancipation citoyenne. Il s’inscrit pleinement dans le cadre de la formation tout au long de la vie permettant de capitaliser les acquis scolaires et de l’expérience professionnelle.
    L’Enseignement de Promotion sociale offre donc des formations allant du CEB (Certificat d’Études de Base) au Master et permet à chacun de se construire voire se reconstruire un parcours de formations sanctionnées par des certifications de la Communauté française et menant à l’insertion socioprofessionnelle. En 1991, l’Enseignement de Promotion sociale avait innové en devenant un enseignement modulaire composé d’unités de formation, qui peuvent être capitalisées afin d’obtenir une certification.
    Les avancées du nouveau projet de décret
    Ce projet de décret apporte une base juridique à l’organisation des grades européens de Bachelier et de Master qui sont délivrés par l’Enseignement de Promotion sociale en Communauté française. Ceux-ci sanctionnent des ensembles de compétences déclarés équivalents à ceux des sections de l’enseignement supérieur de plein exercice.
    Après l’obtention du grade de Bachelier dans l’Enseignement de Promotion sociale, les étudiants pourront poursuivre leur cursus dans une section délivrant le grade de master dans l’Enseignement supérieur de Promotion sociale ou de Plein exercice (université ou Haute École).
    Intégration européenne
    Le projet de décret crée ainsi une nouvelle architecture en y intégrant les différents dispositifs européens suivants :
    • l’organisation des formations du 1er cycle délivrant le grade de bachelier ;
    • l’organisation des formations du second cycle délivrant le grade de master ;
    • le système des crédits (ECTS) ;
    • le cadre européen des certifications ;
    • la mobilité des étudiants dans le cadre du programme européen Éducation et Formation tout au long de la vie ;
    • la collaboration avec d’autres établissements d’enseignement supérieur belges ou étrangers: ainsi un Institut de Promotion sociale pourra organiser une section délivrant le grade de Master en collaboration avec une université ou une Haute École ;
    • le supplément au diplôme: il s’agit d’un document qui accompagnera le diplôme et qui donnera des informations complémentaires telles que les cours suivis, les compétences acquises, les résultats obtenus,  … ;
    • l’Agence pour l’évaluation de la qualité de l’Enseignement supérieur.

      Le projet de décret crée également un Bureau permanent chargé d’assurer une concertation permanente entre l’Enseignement supérieur de Promotion sociale et l’Enseignement supérieur de plein exercice. Ce Bureau examinera toute question relative à l’organisation de ces enseignements et à l’équivalence des titres délivrés par chacun d’eux.

      Nouveauté : le BES

      Les graduats ayant disparu de l’enseignement supérieur de plein exercice, ceux-ci disparaissent également de l’Enseignement de Promotion sociale. Toutefois, certains graduats seront remplacés par des sections délivrant le Brevet d’Enseignement supérieur. Le BES est une qualification de niveau supérieur. Les formations qui y mènent accueillent un public important et proposent des formations à haut potentiel d’emploi et d’insertion, notamment dans les métiers de l’informatique, d’expertise automobile, de l’immobilier, de la vente, etc. En poursuivant une formation complémentaire de 60 crédits, l’étudiant peut obtenir le grade de bachelier.

      Les différents diplômes
      BES :
      • 120 crédits ou 1400 périodes au moins ;
      • durée de 2 ans au moins ;
      • délivrance du titre à partir de 22 ans.
      BACHELIER :
      • 180 crédits ou 2100 périodes au moins ;
      • durée : 3 ans au moins ;
      • délivrance du grade à partir de 23 ans.
      MASTER :
      • accessibles aux bacheliers de transition ;
      • 120 crédits ou 1520 périodes au moins ;
      • durée de 2 ans au moins ;
      • délivrance du grade à partir de 26 ans.

      Parcours de l’étudiant

      L’Enseignement supérieur de Promotion sociale reste organisé en modules. Chaque unité de formation est sanctionnée par une Attestation de réussite. Ainsi l’adulte qui s’inscrit dans l’Enseignement supérieur de Promotion sociale peut poursuivre sa formation continuée "à la carte", c’est-à-dire suivre une ou plusieurs unités de formation dont les attestations de réussite pourront lui permettre de trouver un emploi ou de progresser dans sa carrière. Il pourra aussi comptabiliser l’ensemble des attestations de réussite des unités de formation d’une section pour obtenir un titre légal, soit un Brevet d’Enseignement Supérieur (BES), un grade de Bachelier, de Spécialisation ou de Master. En ce qui concerne les conditions d’accès, il faut être titulaire d’un CESS ou faire la preuve des compétences acquises.

      En s’inscrivant dans le processus de Bologne de l’espace européen de l’Enseignement supérieur, ce projet de décret défendu par le Ministre Tarabella renforce les synergies avec l’Enseignement supérieur de plein exercice. Il permet à chacun de s’inscrire, voire de se réinscrire dans un parcours de formation à géométrie variable conduisant in fine à l’acquisition de compétences génératrices d’emploi et d’insertion durable. C’est un formidable outil de la nouvelle chance pour ceux qui ont quitté l’école sans titre ou sans qualification.

  • Le PS et l'UC-PS proches des gens

    RIXENSART

    CPAS : reprise des travaux en juin

    Les subsides ont été accordés ce vendredi. Le chantier du CPAS reprendra en juin, avec sept mois de retard. Fin des travaux prévue début 2010.

    Le feu vert était annoncé en novembre dernier. Il ne s'est finalement concrétisé que ce vendredi. Le CPAS (Centre public d'action sociale) de Rixensart a enfin reçu la promesse ferme d'un subside de 2,941 millions du ministre wallon de la Santé et de l'Action sociale, Didier Donfut. Cette signature permettra de relancer l'important chantier d'agrandissement et de rénovation du CPAS. Depuis, mi-novembre, le chantier est à l'arrêt. Les mois de retard se sont donc accumulés.

    La phase 2 n'a pas encore débuté. Cela devrait être le cas en juin. Soit avec sept mois de retard par rapport au planning de départ. Un appel d'offres européen va maintenant être lancé. Cette deuxième phase concerne des travaux de parachèvements. Le gros oeuvre est déjà terminé. « C'est un soulagement de recevoir cette signature, explique Catherine De Troyer (PS), présidente du CPAS. Les travaux étaient bloqués administrativement. Dans le but de réduire les coûts, nous avions besoin de ces subsides. Malheureusement, le retard s'est accumulé. »

    Une fois ces travaux terminés, la troisième phase débutera. Il s'agit du déménagement des services du CPAS présents avenue Alphonse Colin. Prévu au 1er janvier 2009 (la SNCB veut récupérer son bâtiment), il ne se fera que début 2010. Ce déménagement se fera par phase : au fur et à mesure que les étages se libéreront, on déménagera la crèche, puis le service des assistantes sociales et enfin les services administratifs.

    La création d'un home de jour à l'étude

    La visite du ministre Didier Donfut vendredi au CPAS de Rixensart a également permis à Catherine De Troyer de l'interroger sur le futur de son institution. Avec notamment l'idée de créer un home de jour. « On a la volonté de faire un centre de jour au sein de la maison de repos, lance Catherine De Troyer. On pourrait profiter des travaux pour inclure ce projet. Mais j'ai besoin de l'agrément du ministre. Le nombre de places ? Entre deux et quinze, cela dépend du ministre. On pense à ce home de jour depuis un moment. L'avantage, c'est que l'on pourrait l'intégrer dans la maison de repos et ce serait donc moins onéreux. On pourrait également profiter des infrastructures techniques. Ce home de jour répond à des besoins différents qu'un home classique. C'est une forme de transition entre la maison de repos et le domicile. Cela peut être une manière de tester la maison de repos.»

    Un dossier sera rentré dans les prochaines semaines auprès du ministre. Enfin, parmi les projets à l'étude, la construction d'une résidence-services est également sur la table.

    Xavier ATTOUT

    http://www.votrejournal.be/article/regions/provincebrabantwallon/infosbw/cpas___reprise__des_travaux_en_juin/115354.aspx
  • Religion et politique

    Quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi, quand il est question de théologie de la libération, l'église catholique romaine dit que la religion ne doit pas se mêler de politique et, lorsque la conférence épiscopale espagnole ou italienne "invite" à ne pas voter pour des partis qui prennent des iniatives du type PACS, avortement etc., cette même église n'y voit rien de pendable?

    Un mot me vient à l'esprit (il y a d'autres, mais ils sont plus grossiers): duplicité.

  • Se loger en Brabant wallon

    Des taux « historiques »

    MICHAEL CHALKLIN

    mardi 04 mars 2008, 10:12

    Province. Vingt des vingt-sept communes subissent une « très forte pression foncière. » Nouvelle réponse de la Région.

    Aucune banque ne peut les concurrencer. « Les », ce sont les taux « historiques » des prêts hypothécaires accordés par la Société wallonne de crédit social et les Guichets de crédit social. Ces taux revus à la baisse sont d'application depuis le 1er mars, date d'ouverture au grand public du salon Batibouw. Le Brabant wallon est concerné au premier chef : vingt de ses vingt-sept communes sont « à très forte pression foncière » et cinq « à forte pression foncière. » Les deux communes non concernées sont Hélécine et Rebecq.

    Ces nouvelles dispositions constituent l'un des « cinq doigts de la main tendue », a commenté le ministre wallon du Logement André Antoine (CDH), lundi, à la Maison des Notaires de Wavre : au chèque prêt s'ajoutent la libération de terrains à bâtir, la construction de logements publics, les dispositions relatives aux propriétaires et locataires ainsi que le partenariat public/privé, trop timide en Brabant wallon.

    Les montants maximums du crédit valent pour une nouvelle construction (TVA comprise et hors valeur du terrain) et pour une acquisition ou rénovation après travaux éventuels : 232.200 euros pour une famille d'un ou de deux enfants en zone de très forte pression, 211.100 euros en zone de forte pression et 192.000 hors zone particulière.

    Emprunter jusqu'à 125 %

    À cela s'ajoute une intervention supplémentaire spécifique. La mensualité fait l'objet, pendant les huit premières années, d'une réduction de 100 euros par mois dans les zones de très forte pression foncière et de 50 euros dans les zones de forte pression.

    Exemple : le couple Martin a deux enfants, gagne 32.100 euros par an et veut acheter une maison à Court-Saint-Etienne. Il emprunte 125.000 euros sur une durée de 27 ans. Au taux de 4,90 %, la mensualité s'élèvera à 688,58 euros.

    Comme la maison se trouve en zone à très forte pression, le couple bénéficie d'une réduction de 100 euros pendant 8 ans. Et comme il a moins de 35 ans, il profite d'une ristourne de 50 euros pendant 8 ans également. Durant les huit premières années, il remboursera donc 538,58 euros.

    S'ajoute l'intervention de la Province en cas d'acquisition ou de construction, cumulable avec les 50 euros du prêt-jeunes. Mais le taux plancher de 2,70 % devra être respecté. Bref, André Antoine voit quatre bonnes raisons pour faire appel à la Région ; les primes, le taux, le chèque-prêt et la possibilité d'emprunter jusqu'à 125 % de la valeur du bien.

    À noter que les architectes du Brabant wallon tiennent désormais une permanence, un samedi sur deux de 10 à 12 heures, à la Maison des Notaires, en même temps que les notaires. M. Antoine y déléguera aussi un représentant. Rien de tel qu'un guichet unique (1).

    (1) Prochaines dates : 15 mars, 12 et 26 avril, 10 et 24 mai, 7 et 21 juin. Place Bosch, 17, 1300 Wavre (www.aabw.be).

    http://www.lesoir.be/regions/brabant_wallon/logement-contracter-un-pret-2008-03-04-581729.shtml