• Un CITOYEN à l'honneur

    Notre commune regorge de personnes engagées et conscientes de l'Autre. En voici encore un exemple.

    Pour Ingrid et tous les autres

    PHILIPPE PIERRE

    lundi 31 décembre 2007, 08:23

    Depuis Rosières, Armand Burguet coordonne les comités de soutien à Ingrid Betancourt. Une citoyenneté exemplaire.

    Armand Burguet

     « Ingrid Betancourt a donné un visage à tous les otages détenus en Colombie. »

    Au départ, en 1999, un site internet créé par Armand Burguet, un habitant de Rosières, ancien d'IBM (1). Objectif : tisser des liens entre les écoles à travers le monde pour soutenir la reconstruction de l'éducation au Kosovo. Deux ans plus tard, le Rosiérois est sollicité par un enseignant de Verviers pour proposer sur le site un exemple féminin pour la jeunesse. Et ce à l'occasion de la Journée mondiale de la femme, le 8 mars.

    « J'ai choisi Ingrid Betancourt parce qu'elle était un exemple positif d'une femme qui mettait sa vie en danger pour défendre des valeurs et lutter contre la corruption en Colombie, explique Armand Burguet. A l'époque, elle n'avait pas encore écrit son livre “La Rage au cœur“ et était peu connue en Europe. »

    Cette page sur la Franco-Colombienne était l'une des vingt-cinq du site et se voulait interactive. Le dimanche 24 février 2002, soit au lendemain de l'enlèvement d'Ingrid Betancourt par les Farc, Armand Burguet fut inondé de mails de Belgique et de l'étranger lui demandant des nouvelles de l'otage. Pour lui, ce fut le déclic du lancement du nouveau site intégralement consacré à la jeune sénatrice colombienne (2). « J'étais le seul maillon reliant ces 80 personnes qui m'avaient sollicité dès le lendemain de l'enlèvement et je fus sensible à la proposition d'aide formulée par la moitié d'entre elles », poursuit le Rosiérois.

    Citoyenne d'honneur

    Un noyau se constitua rapidement pour former un comité. Une pétition fut lancée sur le site. Et il fut décidé de solliciter les communes, niveau de pouvoir le plus proche des citoyens, pour qu'elles fassent d'Ingrid Betancourt leur citoyenne d'honneur. Le bourgmestre d'Anthisnes, près de Liège, Marc Tarabella (PS) – devenu ministre wallon et communautaire en juillet dernier – fut le fer de lance de ce mouvement citoyen. Avec notre consœur Michèle Cédric. Ainsi que Gilles Cavin au Québec et Olivier Bourgeois en France.

    « Comme Ingrid est française, nous avons proposé que ce soit une municipalité de ce pays qui soit la première à en faire sa citoyenne d'honneur, indique Armand Burguet. C'est une étudiante de Baillargues qui proposa la candidature de cette petite ville proche de Montpellier. »

    Le lendemain, 19 avril 2002, Anthisnes éleva à son tour l'otage colombienne au rang de citoyenne d'honneur. Son maïeur écrivit à ses collègues des 588 autres communes belges pour les inviter à faire de même. A ce jour, 158 entités ont suivi l'exemple d'Anthisnes. « Une commune sur deux en Wallonie, très peu en Flandre. Une question de mentalité… » Le Parlement de la Communauté française, la Région wallonne, les provinces de Hainaut et du Brabant wallon ont suivi le mouvement.

    « Notre priorité en 2002 était de sauver la vie d'Ingrid, souligne le Rosiérois. Les Farc sont assez soucieux de leur image de Robin des Bois des Andes. Prendre la défense des pauvres contre les riches. Et on s'est dit que si leur visibilité était importante sur le plan international, ils n'oseraient pas l'assassiner. C'est pourquoi, nous avons lancé un appel à la création de comités de soutien partout dans le monde. Entre autres via les traducteurs du livre d'Ingrid. Après un an, nous étions représentés dans 39 pays ! »

    (1) www.EducWeb.org

    (2) www.Betancourt.info

    http://www.lesoir.be/regions/brabant_wallon/serie-5-5-ils-ont-fait-l-2007-12-31-568984.shtml

  • RIXENSART: la nouvelle majorité a 1 an

    Un an et toutes ses dents. La majorité UC-PS, Ecolo, NAP fête sa première révolution avec succès.

    Le premier défi a été de s'installer dans une pratique responsable du pouvoir. Pas toujours facile lorsque la plupart des mandataires n'avait aucune expérience en la matière. Sans rire, des nuits ont parfois été courtes, coincées entre des réunions de majorité aux fins tardives et l'estomac noué par le stress des nouvelles responsabilités.

    Ce que je retiens avant tout, et surtout, c'est le changement dans l'exercice de l'autorité publique par le Collège et les Conseillers de la majorité. Les trois groupes ont réalisé une campagne dont la gouvernance, plus démocratique, plus en concertation avec les habitants de la commune, et plus ouverte aux Conseillers de la minorité, fut le thème central. Celle-ci est désormais avérée et saluée par tous (à part, peut-être, l'un ou l'autre mauvais coucheurs).

    Tout en poursuivant des investissements entamés avant son entrée en fonction, la majorité UC-PS, Ecolo, NAP a déjà rencontré quelques succès, dont la mise en oeuvre -réaliste!- des travaux du CPAS au Val du Héron et un accord unanime sur le projet de réaménagement du site des papeteries.

    Vers l'Avenir de ce week-end, où il semble que le journaliste a un faible bien réel pour le mayeur Jean Vanderbecken, témoigne de ce changement plus que sensible dans l'exercice démocratique du pouvoir et la mise en oeuvre de projets pour la Commune (et pas strictement de la majorité qui les porte).

    Allez, bonne année à tou(te)s! 
  • AVIS AUX ABSTENTIONNISTES

    LeKroll29-12-07

  • LES REFORMATEURS DU MONDE

  • LA BONNE

    Soyez vilain ou soyez beau, pour la santé c'est kif-kif bourricot.

     Alphonse Allais

  • CHARLEROI, la belle

    VERS L'AVENIR, 22-12-2007 

    CHARLEROI

    Deux ministres PS pour Charleroi

    Dupont et Magnette. Deux ministres socialistes carolos feront partie du gouvernement fédéral. De quoi redorer le blason de la métropole.

    Deux ministres fédéraux issus de la région de Charleroi, tous deux socialistes par surcroît. Même si le gouvernement n'est que provisoire, le fait n'est pas banal. Spécialement dans le contexte carolorégien, alors que la Ville traînait encore son boulet des affaires il y a quelques mois à peine.

    Elio Di Rupo s'était déplacé, hier en fin de journée, pour présenter «ses» deux ministres carolos. Et expliquer le contexte de cette double désignation. Qui participe au rachat de l'image de Charleroi. Car pour ces postes ministériels fédéraux, le PS a choisi deux de ses plus compétents serviteurs, qui plus est au-dessus de tout soupçon quant à leurs qualités morales.

    Le choix de Christian Dupont était évident, le président le reconnaît. De la périphérie carolorégienne, il n'a pas été éclaboussé par les affaires du centre. Et puis, il a fait ses preuves : «Il a une très bonne connaissance des matières (NDLR : il retrouve la plupart de ses précédentes compétences). Il entrera rapidement dans les pensions (dont il a hérité). De plus, il a du crédit non seulement auprès des collègues, mais aussi auprès de la Flandre.»

    Visibilité pour Charleroi

    Le choix de Paul Magnette était moins évident. Parachuté aux affaires sociales au niveau régional il y a cinq mois, il était pour le moins inattendu. «Dans tout système fédéral, ces changements de niveau de pouvoir sont fréquents», explique le politologue de l'ULB toujours tuteur de l'USC de Charleroi. «Quand les circonstances en appellent ainsi, il faut pouvoir aller prendre ses responsabilités», explique pour sa part Elio Di Rupo qui insiste aussi sur la nécessité de ne plus se cantonner dans des considérations géographiques et régionales.

    Paul Magnette a ainsi fait ce saut du régional au fédéral car il avait «le niveau moral et professionnel nécessaire», explique encore son président. «Il a aussi la sensibilité, l'approche globalisante du PS.» Approche qui correspond bien aux compétences qu'il a héritées, à savoir l'énergie et le climat.

    L'autre raison avancée par Di Rupo, c'est que Paul Magnette est issu du centre de Charleroi. «Un des villes wallonnes où il y aura des investissements considérables à l'avenir». Pour le président, le poste occupé par le ministre carolo est une opportunité extraordinaire pour donner une visibilité (positive) à Charleroi aux yeux des néerlandophones. «L'action sur le climat et l'énergie portera sur l'ensemble du pays et la visibilité de Charleroi sera grande et permanente.»

    Tout cela au prix de la perte d'un ministre régional pour Charleroi puisque c'est le Montois Didier Donfut qui remplacera Magnette au sein de l'exécutif wallon. «C'est aussi un Hennuyer, et on ne peut pas mettre des Carolos partout! sourit Di Rupo. Il faut cesser d'être replié sur soi-même. ce qui compte, c'est de développer les points forts des sous-régions. C'est le rôle du gouvernement wallon.»

    Benoît WATTIER

  • DENONCIATION, 2!

  • DENONCIATION!

  • L'action collective

    Il y a plus ou moins un an, des habitants du quartier Mahiermont, cœur historique de Genval, se sont emparés de leur environnement pour le rendre plus conforme à une certaine qualité de vie. L'objectif était également d'impliquer les femmes et les hommes politiques locaux dans ce projet. Quelques réunions et projets plus loin, quelques discussions vives et moult débats tenus, voici un rendez-vous important pour la vie de ce quartier (lire 2007 et pas 2006 pour la date de rendez-vous, bien entendu). J'ai la faiblesse de penser que ce qui est possible avec l'actuelle majorité NAP, UC-PS, ECOLO, n'aurait pas été envisageable précédemment. Je veux parler de la concertation et d'une dynamique constructive entre les élus et la population :

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  • C'EST BON DE RIRE

  • CA NE MANGE PAS DE PAIN

    Une petite claque à la paresse intellectuelle :

    "Les optimistes croient que nous vivons dans le meilleur des mondes possibles. Les pessimistes craignent que ce soit bien le cas."

    James Branch Cabell

  • Hé Bé!

    Oufti! Didier REYNDERS est un as du grand écart. Il faut lui reconnaître ce talent particulier. Dès le lendemain des élections de juin 2007, où le CD&V et le MR sortaient grands vainqueurs des urnes, il ne p(r)êchait que par l'orange bleue. Il excommuniait également le PS: avec eux, bêêêrk. « Nous avons réussi à faire bouger le centre de gravité, c'est notre réforme de l'état à nous », disait-il.

    Il dû faire contre mauvaise fortune bon cœur en montant négocier avec Joëlle MILQUET. Ces deux là, c'est sûr, ce ne sont pas des copains

    Maintenant qu'Yves LETERME, toujours aussi fâcheusement pataud dans ses déclarations, a viré définitivement le fantasme orange bleu de Didier REYNDERS, on ne l'entend plus. Il laisse à ses seconds couteaux la tâche insidieuse de casser de la MILQUET, sur tous les tons, en technicolor, dans tous les médias, pour faire oublier ses ukases sur le PS. Ben oui, en politique il ne faut jamais dire jamais, mais il faut surtout faire oublier ce que l'on a pu dire précédemment. Le travail de sape des Michel Junior, Armand De Decker & Cie ne vise qu'à préparer le retour du chef qui, soyons-en sûr, dira la bouche en cœur que c'est respecter le souhait de l'électeur et pour le bien du pays qu’il souhaite un gouvernement rassemblant une large majorité. Quelle bonne âme ce Didier.

    Il faut lui reconnaître une seule constante : ses appels du pied, avec de grandes chaussures, aux Ecolos. Armand De Decker, sur la UNE Télé ce midi ne disait-il pas que « les libéraux, avec les Ecolos et Groen, étaient la seule force politique unie de ce pays » ? Jusqu’ici, ces derniers restent au balcon. Il faut dire que c’est électoralement rentable, ils ne sont pas idiots, les verts.

    Et pour le PS? Pour moi, il importe uniquement qu'il fasse son travail de refondation idéologique et programmatique, tout en réalisant ses projets là où il est au pouvoir.

  • CONTRAT

    contrat pour l'école

  • LE PIED EST DANS LA PORTE

    Cela faisait 3 ans que le projet était annoncé. Parmi d'autres. Dans le Contrat pour l'école.

    Pour les sceptiques, des hommes et femmes politiques se tiennent à leurs engagements, c'en est la preuve. 

    FREDERIC SOUMOIS

    dimanche 02 décembre 2007, 22:39

    Le décret Arena n'a pas entraîné de catastrophes. Mais il n'a pas (encore) modifié le marché scolaire, dont la logique reste écrasante.

    ANALYSE

    Le marché scolaire, c'est comme la sardine de Marseille. Tout le monde en parle, mais personne ne l'a jamais vu en face. Jusqu'aux files de la semaine dernière. Où chacun a pu mesurer la réputation d'une école… à la longueur de la file qui s'est formée devant l'entrée. Pour rien, parfois, puisque dans certains établissements où des parents ont gelé, on inscrivait encore, à l'aise, l'après-midi de vendredi. On a mesuré la réputation, voire la vogue d'une école. Mais on ne sait rien de sa qualité, sinon par le qu'en dira-t-on, souvent myope ou bêlant.

    La réalité ? Seuls Bruxelles et le Brabant connaissent une vraie pénurie, avec 40 et 44 % d'écoles pleines au premier jour. Ailleurs, il reste plein de places. Et dans de bonnes écoles : les études PISA montrent que la moitié dépassent la moyenne européenne. Alors, pourquoi un triste bilan ?

    Un. Des milliers de gens ont eu peur, ont eu froid, sont fâchés. Les plus amèrement déçus, ce sont ceux qui avaient décroché une place dans l'ancien système et qui ont échoué dans la file. Des centaines resteront en liste d'attente, peut-être jusqu'en juin. La ministre a beau dire que cela ne fait que 3 % des écoles, quasi tous ceux-là ont acheté une photo d'Arena pour leur cible de fléchettes. Pas sûr que cela fera avancer le débat. Arena rétorque qu'elle a pesé les autres systèmes en vigueur chez nos voisins, tirage au sort, orientation obligatoire, intrusion plus forte dans la vie privée pour donner accès à un établissement. Et qu'elle a estimé que « premier arrivé, premier inscrit » était le moins inéquitable. Ce n'est pas gagné : même les parents de l'officiel (Fapeo), qui avaient soutenu le texte du décret, sont critiques : « Trop d'imprécisions dans le texte, un phénomène de peur et une organisation trop compliquée ont empêché le décret d'atteindre son but : favoriser réellement la mixité sociale dans toutes les écoles. » Les parents du libre, eux, assènent « qu'ils l'avaient bien dit ».

    Deux. Dans les files, ceux qui étaient dans le bon bout, peut-être mal à l'aise, ont vite décrété que les autres « n'avaient qu'à s'y prendre à temps ». On serait méchant, on le leur rappellerait à leur prochaine visite inopinée aux urgences : « n'aviez qu'à prévoir ». Dans une société moderne et démocratique, l'accès à l'essentiel, comme la santé ou l'éducation, ne doit plus dépendre de la naissance ou de petits arrangements. Ou du hasard. La main sur le cœur, les directeurs protestent tous de leur bonne foi, mais, à Bruxelles, où 50 % des élèves sont issus de l'immigration, des écoles n'en accueillent qu'une proportion infime.

    La ministre Arena a raison de souligner que « l'argent public ne peut servir à faire fonctionner des établissements qui agissent comme des écoles privées, qui améliorent leurs résultats finaux en sélectionnant sévèrement les élèves qu'ils acceptent ». De quelque réseau que ce soit. Mais à sonder les files, quasi tous les parents étaient ceux qui étaient déjà inscrits avant le décret. « C'est une micro-chance au lieu d'une porte fermée », tranche Michel Vrancken, CGSP. Certes. Mais micro, micro. Pas sûr que cela suffise comme effet d'entraînement.

    L'étape suivante, le subventionnement et l'encadrement différencié des écoles selon la nature socio-culturelle des élèves qu'elles accueillent, doit arriver vite. Donner deux euros pour un élève en difficulté quand on en donne un pour un « ordinaire ». Dans les files devant les écoles « sanctuaires », l'idée ne choquait pas.

    Trois. Les péripéties des derniers jours auront au moins permis de relancer le débat sur l'école. Combien de gens, il y a un mois, savaient qu'un contrat pour l'école et dix réformes fondamentales étaient en route en Communauté française ? Demain, davantage de parents s'en empareront, pour le critiquer, le soutenir ou l'éreinter. Mais seront un peu moins « clients » de l'école. Et davantage « acteurs »…