• J'y reviens

    Il y a des thèmes qui méritent qu'on y revienne. Le religieux et sa kyrielle de brols irrationnels et/ou dangereux en font assurément partie. Chez moi, cela revient à parler de la laïcité et de la liberté de pensée.

    En 1999, pour rappel, une immense bouffée d'air frais, toutes fenêtres ouvertes à la mode Vatican II, soufflait sur la Belgique : le CVP et le PSC quittaient la majorité fédérale notamment, permettant à des débats éthiques d'avancer en se confrontant à la réalité plutôt que de se heurter à des refus de principe.

    Alors que l'on s'inquiète, à juste titre, de l'émergence de partis politiques d'obédience musulmane radicale souhaitant l'application de la loi coranique, on en viendrait presque à oublier nos catholiques bien de chez nous, pas forcément intégristes, mais porteurs de projets réactionnaires en diable.

    Bref, j'en viens au fait (ouf!) : un certain Yves Leterme (premier ministrable, souvenons-nous en) et un de ses coreligionnaires ont récemment voulu modifier l'article 21 de la Constitution, celui qui consacre la primauté du mariage civil sur le mariage religieux, et abolir l’article 267 du code pénal qui prévoit des sanctions contre les ministres des cultes qui procéderaient à un mariage religieux avant le mariage civil.

    Face à ce genre d'agissements, la sainte alliance laïque renaît et j'applaudis les propos de Christine Defraigne qui déclare que "Si l'on autorise la célébration d'un mariage religieux indépendamment de tout mariage civil, une conséquence prévisible est que le couple consacré par le seul mariage religieux s'estimera suffisamment régit quant aux droits et obligations qui découlent pour chacun des époux par des normes religieuses (droit canon, charia) parfois fort éloignées des libertés fondamentales assurées par notre droit. Le mariage civil est le seul à garantir l'égalité entre l'homme et la femme, les droits de l'enfant, la liberté de travail pour les époux, le devoir de secours, la protection du logement conjugal,  etc."

    C'est assez fou, sans être confronté à l'intégriste catholique nuisible lefèbvre ou au dangereux barbu ben laden, ce sont des hommes qui, une fois de plus, proposent des modifications légales dont les conséquences seraient d'abord dommageables pour les femmes et les enfants... Et c'est une femme qui monte au créneau pour défendre la laïcité, bien sûr.

    Mesdames, des banlieues françaises qui ont vu naître Ni Putes Ni Soumises jusqu'aux ors du Sénat, je vous salue.

  • Spirale positive

    marie-josé

    Un regard et un sourire comme ceux-là, cela ne s'invente pas, cela se déguste. Quelle sortie! Marie-José Laloy quitte le Sénat en déposant un projet de loi sur la parenté sociale. C'est-à-dire la reconnaissance légale du rôle joué par les conjoints "en secondes noces", non-géniteurs, d'enfants dont ils doivent assumer une partie de l'éducation. Cela lui ressemble: les pieds dans le réel, la tête dans les étoiles. Marie-José assumera dès le 1er janvier 2007 la fonction de gouverneure du Brabant wallon. Tant pis pour les Belges, tant mieux pour les Brabançons wallons.

    franco

    La place ainsi libérée au Sénat revient à Franco Seminara, personnage borain haut en couleurs. Je l'ai rencontré l'été dernier à l'occasion d'un barbecue. Ce garçon, que la polio n'a pas épargné, est très pudique sur la question tout en étant fier d'être le défenseur des personnes moins valides. A titre d'exemple, me levant pour aller garnir mon assiette de saucisses, de pommes de terre et de salade, je lui propose de lui en ramener une. Lui: Tu es sûr, cela ne te dérange pas? Moi: si cela me dérangeait, je ne te l'aurais pas proposé. Lui: tu ne serais pas borain, toi? Moi: non, pourquoi? Lui: Tu es direct, j'aime ça et cela met à l'aise. Sur ce, nous avons bu un coup pour sceller notre rencontre. Bonne chance dans ton nouveau travail Franco.

  • Ca donne envie d'être viré tout ça, non?

    VW, c'est comme Disneyland: on y reçoit plein de cadeaux, mais on en ressort plumé.

    Dingue, non? Pour peu nous aimerions tous être virés aux mêmes conditions. Kroll, dans son dessein paru dans Le Soir du jour fait dire au patron qui licencie : "Alors: prépension à 50 ans, pognon, séjour thalasso, mini trip et cette splendide montre en or."

    Juste à côté, la sublissime Bénédicte Vaes (cette femme à une vision tellement aiguisée de l'actualité) écrit : "C'est humain, de loucher dans l'assiette du voisin. Mais on oublie un fait essentiel : les salariés de Volkswagen n'ont pas demandé à être licenciés. On ne les a pas vus défiler, dans les rues de Bruxelles, en criant "Nos C4 et des primes!" Au contraire, ils ont bossé très dur, sur la chaîne, pour essayer de sauver leur emploi."

    Pour ce qui est du coût à la collectivité, si le projet passe la rampe, les quasi mille prépensionnés à 50 ans seront à charge de qui? Voilà, vous avez compris. Et l'Etat belge, lui, ne verra pas son bénéfice bondir de 89,5% à 991 millions d'euros comme VW, suite aux restructurations.

    D'un point de vue idéologique, je trouve assez malsain, même indécent, de balancer tout cet argent à la tête de personnes qui ne retrouveront peut-être pas de boulot. Ca, c'est de la vaseline pour faire passer le reste qui ne tardera pas à tomber durement. Quand tout le monde sera passé autre chose et que l’on ne pensera plus aux ouvriers de VW.

  • J'hésite

    Plutôt que de trancher entre les sujets qui me titillent, je vais aborder les deux.

    D'abord, il y a un énervement profond face aux scories fondamentalistes et aliénantes des religions. Depuis plusieurs jours, heureusement on dirait que cela se calme un peu, les Palestiniens du Hamas et ceux du Fatah s'étripent allègrement. Cela va de l'assassinat de 3 enfants âgés de 3, 6 et 9 ans d'un responsable politique du Fatah, jusqu'aux affrontements urbains qui mettent les civils en danger. Cerise pourrie sur ce gâteau puant, un brave type, désespérant de sincérité, hurlant son désespoir de voir des frères assassiner d'autres frères, pourtant croyants comme lui, "même pas des infidèles." Je trouve ça terrible. Comme si être infidèle constituait un facteur "désagravant" en matière de tuerie ! Dans le système de valeurs de ce monsieur, j'aurais pu mourir sans trop le chagriner.

    Ensuite, il y a le décès de ce grand monsieur dont tous les journaux ont parlé: Jean Van Lierde. Il est surtout connu pour être un grand pacifiste et le père de l'objection de conscience en Belgique. Christian Laporte en dresse un portrait empli de tendresse et de chaleur dans La Libre Belgique d'aujourd’hui. Je vous en conseille vivement la lecture, je l'ai porté dans les commentaires sur ce message.

  • Encore un truc...

    Ce soir, j'ai vu à la télévision un reportage sur la libéralisation des services postaux en Grande-Bretagne. Du coup, évidemment, cela m'a renvoyé à la situation belge.

    Par ricochet, cela m'a conduit au niveau local puisqu'il est question de fermer le bureau de poste de Rixensart et celui de Bourgeois. Tout cela m'a fait penser au conseil communal du 4 décembre.

    Détail croustillant, ce sont les libéraux, Jacqueline Herzet, Jean-Pierre Ruelle et Alain Decastiau en tête, qui ont soumis à l'avis des conseillers une motion visant à défendre à tout prix le service public, proche des citoyens. Vous savez, celui que l'on veut supprimer parce qu'il n'est pas rentable. Ce qui conduit à vouloir libéraliser pour faire un peu de ménage économique. Dans le sens d'une "gestion saine" et dans la perspective de dégager des bénéfices, bien sûr. Amusant, non, comme tour de manège?

  • Deux petites choses

    Une des choses que je préfère en politique, c'est l'art de la phrase qui fait mouche. A défaut de trouver sa sortie élégante, j'apprécie quand même ce bon mot de Jacqueline Herzet à propos des craintes des habitants à l'égard des antennes GSM : "Quand les trains ont commencé à rouler, on a dit que le lait des vaches allait tourner." Je ne connais pas les répercussions des ondes sur la santé, mais j'ai bien ri.

    Rien à voir. Tout le monde en parle, c'est le (vrai) coup de la RTBF à propos de la Flandre qui prend (faussement) son indépendance. C'est très personnel, j'ai tendance à apprécier ce genre d'éclat qui pousse à sortir du ronron. Pour le reste, les opinions de Bénédicte Vaes et de Pierre Bouillon dans Le Soir résume bien les deux grandes tendances. Bénédicte Vaes titre "Salutaire, le choc : vive le débat" et termine par "Ce n'est qu'une amorce. Place au débat. A la politique. Elle ne s'est pas ridiculisée. Elle s'est imposée." Pierre Bouillon, quant à lui débute par "Une fiction trop crédible et non crédible" pour conclure par "Crédible, donc? Même pas crédible, non. Bêtement affolant. Et affolant de bêtise."

  • Même mort, il nuit encore.

    Le triste Auguste est donc mort pour du vrai. Sa dernière esquive était la bonne. Nombreux doivent être les parents, les frères, les soeurs et les enfants de ses victimes à avoir une boule de rage au ventre. Cet être ignominieux ne rendra jamais de compte à la justice des hommes, la seule. On ne le verra jamais affublé de la tenue du prisonnier. Malheureusement, il y aura encore des affreux personnages qui resteront impunis.

    pinochet

    Hasard ou pas, dans Le Soir de ce 11 décembre, comme en contrepoint à la une du journal qui annonce le décès inopiné du pinochet, Pol Mathil écrit "Défiguré par le capitalisme, le communisme survit encore en Chine et au Vietnam, imposé par la terreur, en Corée du Nord et par le "tropicalisme" agonisant à Cuba; les anciens (pays) satellites (de l'URSS) et les trois Baltes ont rallié l'Union européenne et l'Otan; le Bélarus reste "la dernière dictature d'Europe".

    Que disait Brel, déjà? "Au suivant"

  • Et l'honneur dans tout ça?

    C'est le titre du "Mot de la Bourgmestre", enfin, ex-bourgmestre, dans le Rix Info, le bulletin d'information communal.

    J'ai lu, relu et re-relu les textes de Madame Herzet et de Messieurs Ruelle et Decastiau. Outre que cela suinte la difficulté, et plus si affinité, d'être dans la minorité, il y a quelques arguments que je trouve très à la limite de la mauvaise foi qui pourrait confiner à la démagogie. Extraits.

    "Le nouveau Code de la Démocratie devait rendre sa voix à l'électeur (il pourrait choisir son Bourgmestre) et du crédit à la politique". Je suis admiratif devant autant de maestria. Vous venez de découvrir comment, en une seule phrase, avec les libéraux de Madame Herzet, l'Electeur (cet être fantasmé supposé unique) serait enfin respecté dans sa volonté du choix du mayeur, qu'avec Philippe Courard à la barre -socialiste- de la réforme du Code de la Démocratie locale, l'Electeur est grugé... Tout en oubliant de dire que le choix du bourgmestre se fait dans le groupe le plus important de la majorité. Evidemment, si l'on omet le dernier terme de la proposition, "on" induit tous les sous-entendus que l' "on" souhaite. Cela évite aussi de rappeler son incapacité à trouver des partenaires pour constituer une majorité, tout groupe le plus important que l'on soit. Cela, c'est une chose.

    "Voici venu le temps des arrivistes", "des alliances de bric et de broc", "des bourgmestres de seconde main" etc. A quelques nuances insultantes près, la nouvelle majorité serait donc composée d'arrivistes, qui -pauvres écervelés- n'auraient pas pris la peine de réfléchir à leurs programmes et encore moins de penser à la meilleure manière de les articuler pour en faire un projet de majorité. Je trouve que pour quelqu'un qui dit que "la démocratie apprend aussi la modestie", il est étonnamment méprisant de jeter l'opprobre sur tous les candidats et, plus goujat, sur tous les électeurs des groupes NAP, Ecolo et UC-PS. En qualité de socialiste, j'ajouterais que revendiquer cette couleur  à Rixensart, ce n'est pas vraiment le meilleur choix d'un arriviste. Le bleu est nettement plus porteur dans nos contrées.

    "Au suivant" disait Brel. "Au soir des élections, ceux qui avaient travaillé de concert durant six ans dans l'opposition n'ont eu pour seul objectif que de mettre la Bourgmestre dans l'opposition." Un étudiant en psychologie de 1ère candidature sait que, souvent, on projette sur autrui ses propres pensées (craintes, désirs,...) Qui a dit que 3 formations voulaient jeter quelqu'un dans l'opposition? On fait de la politique POUR des projets et, tenant compte de l'arithmétique électorale, on voit avec qui il est possible de les réaliser. Sans vouloir être cruel, le groupe le plus important de la commune n'y est pas parvenu. "On" utilise alors des arguments perfides qui laissent penser que de petits groupuscules d'intrigants complotent contre les Gentils qui veulent du Bien à l'Electeur. Appréciez la prose: "Cette courte majorité issue de la connivence des petites listes refoulant dans l'opposition le bourgmestre qui a de nouveau obtenu le plus grand nombre de voix personnelles et la liste LB-MR qui a le plus de sièges (...), c'est ce que certains appellent la démocratie... des plus faibles et des arrivistes." Si je me laissais aller à la facilité, je dirais que la protection des faibles n'est effectivement pas une priorité de la droite libérale.

    Un p'tit dernier pour la route. "Forts de ce choix (ndlr: les 8 sièges des LB-MR), nous avons essayé, hélas sans succès, de constituer une majorité forte et solide avec d'autres listes, mais d'autres en avaient décidé autrement! En s'alliant à trois ils voulaient, qui devenir bourgmestre, qui ne pas vouloir siéger dans une majorité avec la Bourgmestre." Décomposons: "nous avons essayé de constituer une majorité". Il serait intéressant de connaître les moyens mis en oeuvre lors de ces tentatives, juste à titre informatif... "D'autres en avaient décidés autrement". Précisément, 9 ans d'opposition (et non pas 6 comme indiqué erronément par l'auteur précédent), cela crée une dynamique. Qui plus est, je trouve que c'est un gage de sérieux de continuer une action, menée dans la minorité avec des partenaires, dans une majorité rendue possible par une progression électorale de tous les protagonistes. Puis c'est vite oublier que les IC-PRL et les Ecolos sont en froid depuis leur rupture intervenue dans la mandature 1994-2000 et que les déboires du MR local viennent bien de quelque part. Faut-il encore s'étonner que le groupe le plus important de la commune se retrouve sur la touche?

    Pour conclure ce long message, je suis heureux de disposer de cet espace de liberté pour exprimer mon opinion à laquelle vous pouvez réagir. Ce qui n'est pas le cas de nos parangons de l'éthique démocratique qui ont confisqué le journal communal pour nous expliquer tant et plus qu'il leur était douloureux de constater leur échec... en le faisant passer pour un déni de démocratie. Belle pirouette. Vraiment.

  • Les fonds secrets du Vatican

    Il est toujours malade au bon moment ce clown.

    pinochet

    Pour peu, on serait heureux que la loi de compétence universelle ait été vidée de sa substance en Belgique, sinon, juger ce comique troupier chez nous aurait encore aggravé l'arriéré judiciaire.

    Le jour une crise cardiaque le terrassait fort opportunément, j'ai entendu à la radio qu'il avait reçu l'extrême onction, le sacrement des mourants dans la tradition catholique. Le journaliste a précisé qu'il l'avait déjà reçue à plusieurs reprises.

    Diantre, vu le nombre de fois où ce foutriquet a échappé à la justice pour cause de maladie grave, le Vatican a dû faire de bonnes affaires en lui fournissant toute cette matière grasse sanctifiée!

    Le sinistre Auguste pense peut-être que toute cette huile, par son effet lubrifiant, lui permettra de pénétrer plus facilement au paradis?

  • La stratégie du pire ou VW et la non communication planifiée

    En plus d'être drôle, Mateo Alaluf est intelligent. Lui aussi j'ai eu la chance de l'avoir comme professeur à l'ULB (comme Alain Eraly, même si les différences entre les deux sont palpables.)

    Je me l'étais dit, il l'a déclaré à William Bourton dans Le Soir de ce lundi 4 décembre. A la question "A peine l'annonce faite du départ de la Golf, VW a rouvert des perspectives aux ouvriers [...] S'agit-il d'un plan de communication étudié pour maintenir le calme -pour ne pas qu'on "casse l'outil" comme on disait naguère?", Maître Alaluf, que voici, répond:

    alaluf

    "Je n'en suis pas convaincu. La stratégie du groupe a été : un, d'informer très peu (à certains moments, il s'agissait même d'une stratégie de silence complet); et deux, de ne fournir que des informations parcellaires concernant l'Allemagne et la Belgique. Ce qui, je le répète, à fait croire à beaucoup de personnes que le siège de Forest était condamné d'office. Or, moi je pense qu'il n'a jamais été condamné d'office : ce siège a beaucoup de possibilités et le groupe ne tient pas à le perdre. Donc, en réalité, il était non seulement possible, mais nécessaire de discuter un plan industriel. Mais au lieu que la discussion ait été posée en ces termes-là, dès le début, tout s'est passé de manière "fantasmatique" - et les médias ont joué un rôle important sur le plan compassionnel. Ce n'est pas d'un plan industriel que l'on a discuté mais d'une catastrophe qui s'abat. A partir de la catastrophe, évidemment, tout prend d'autres dimensions. Le leurre, ce n'était donc pas tellement le fait de parler de l'(Audi) A1 ou d'un autre modèle, mais de faire croire qu'il n'y avait qu'une solution : la fermeture. Tout le plan de communication, il est là."

    A entendre les conditions que VW met pour maintenir l'activité sur le site, à savoir payer moins les ouvriers tout en augmentant la productivité et en demandant plus de flexibilité, tout s'avère exact. Prêcher le pire pour obtenir ce que vous ne pouvez obtenir en négociations.

    Il disait quoi le Marx? Un truc du genre que ceux qui possèdent les moyens de production sont tout puissants et que maintenir une part importante de la population dans la précarité était, de ce point de vue, un paramètre rationnel d'une bonne et saine gestion économique, non?

  • Un Grand Monsieur

    claudedelcroixClaude Delcroix, c'est lui le Grand Monsieur.

    Quand une personne, qui a consacré l'essentiel de sa vie à celle des autres, quitte la scène politique, ce n'est jamais anodin.

    Ce mercredi 22 novembre 2006, Claude participait au dernier conseil communal de sa riche carrière. Pour savoir tout ce que le bonhomme a accompli, je vous renvoie à son site internet (comme d'habitude, il faut cliquer sur le nez.) Ici, je vais simplement parler du Claude que je connais.

    Aux premiers abords, c'est un drôle de personnage. Il arrive avec son petit sac-à-dos alors que l'on s'attendrait plutôt à une serviette en cuir. Il est dans ses habitudes de saluer tout le monde et ensuite de s'installer sans bruit à une place discrète. Il ne dit rien, il écoute, il se fait oublier. L'image qui me vient, c'est celle du boa constricteur. Patiemment, il attend son heure.

    Lorsqu'il prend la parole, c'est Kaa, le python du Livre de la jungle avec ses grands yeux jaunes qui tournent et hypnotisent. C'est vrai, ceux qui le connaissent bien s'interrogent toujours pour savoir quand cela va s'arrêter de tourner. Je dois avouer que je me suis déjà demandé quand, bon sang, Claude allait cesser d'introduire pour en venir au fait. N'essayez pas d'écourter la démonstration, c'est inutile. Il tient son raisonnement et il le suivra jusqu'à son terme. Claude est obstiné. Il est instruit aussi. L'écouter n'est jamais vain.

    Ce que je trouve le plus remarquable chez lui, c'est la connaissance intime qu'il a de sa commune. Profondément municipaliste, Rixensart (-Bourgeois-Genval-Rosières), c'est son terreau, il y est enraciné jusqu'à la garde si j'ose dire. Pour un groupe politique, compter dans ses rangs une personne qui connaît tant de choses, c'est précieux. D'ailleurs, ce n'est pas parce que Claude ne s'est pas porté candidat aux élections qu'il renonce à tenir sa place. Et ce n'est pas parce qu'il a fait ce choix que nous allons le laisser vaquer à ses occupations d'éternel vacancier, que nenni!

    Mais tout de même, ce lundi, lors de la prestation de serment des conseillers communaux, il y aura comme un vide.

  • Le premier jour

    Une chanson pour exprimer mon sentiment du jour placé sous le signe du changement. Pour avoir le son, connectez-vous au site d'Etienne Daho et profitez du moment.

    Un matin comme tous les autres
    Un nouveau pari
    Rechercher un peu de magie
    Dans cette inertie morose
    Clopin clopan sous la pluie
    Jouer le rôle de sa vie
    Puis un soir le rideau tombe
    C'est pareil pour tout l'monde
    Rester debout mais à quel prix
    Sacrifier son instinct et ses envies
    Les plus essentielles
    Mais tout peut changer aujourd'hui
    Et le premier jour du reste de ta vie
    Plus confidentiel
    Pourquoi vouloir toujours plus beau
    Plus loin plus haut
    Et vouloir décrocher la lune
    Quand on a les étoiles
    Quand les certitudes s'effondrent
    En quelques secondes
    Sache que du berceau à la tombe
    C'est dur pour tout l'monde
    Rester debout mais à quel prix
    Sacrifier son instinct et ses envies
    Les plus confidentielles
    Mais tout peut changer aujourd'hui
    Et le premier jour du reste de ta vie
    C'est providentiel
    Debout peu importe le prix
    Suivre son instinct et ses envies
    Les plus essentielles
    Tu peux exploser aujourd'hui
    Et le premier jour du reste de ta vie
    Non accidentel
    Oui tout peut changer aujourd'hui
    Et le premier jour du reste de ta vie
    Plus confidentiel